Antipratiques

Par Laurent Denis, le 5 janvier 2009, dans .

Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique intitulée “Antipratiques”. Nous avons longtemps hésité à l’appeler “Antiprathiques” pour faire un jeu de mot subtil sur les nuisances des pratiques que nous voulons décrire ici. Il s’agira dans cette rubrique de vous parler de ce que des développeurs ou des managers de sites web peuvent être amenés à faire souvent avec les meilleures intentions du monde, mais qui est à éviter malgré son caractère immédiatement séduisant. Il n’y aura ici aucune technique fracassante et originale, mais au contraire bien souvent ce qui devrait être des évidences : nous allons parler de maturation et de consolidation, et nous serons inévitablement mais volontairement frustrants de prime abord.

L’une de nos victimes, et non des moindres, sera la couche CSS et son usage. On a beaucoup glosé par le passé sur la fausse équation entre recours au langage de présentation CSS et interopérabilité ou accessibilité, ou plus généralement en CSS et avancée pour l’utilisateur. La pratique montre hélas que ce n’est pas si simple. Je me souviens avoir démarré, la gorge un peu nouée, une de mes premières conférences sur CSS il y a déjà quelques années à Limoges en annonçant que CSS pouvait être une formidable moyen de dégrader un site.

Une autre sera sans doute javascript. La fausse équation entre recours à javascript et inaccessibilité a également fait couler beaucoup d’encre. La pratique est décidément contrariante, et là encore, ce n’est pas si simple.

Ressources graphiques, HTTP, ergonomie, interfaces riches… Nous serons finalement agnostiques sur les techniques ou les domaines concernés, dans l’esprit d’une approche transversale que vous connaissez bien, si vous avez suivi le développement de la démarche qualité Temesis. Souhaitons que 2009 voit, sur des choses justement très simples, les pratiques évoluer, les développeurs mûrir et les décideurs avoir en main les moyens de décisions maîtrisées. Pour ma part, en l’état du marché et de l’art, cela m’impressionnerait beaucoup plus que diverses avancées technologiques.

4 commentaire(s)

  1. Par switcherdav, le 5 janvier 2009 à 18 h 13 min :

    Il me tarde de lire les premiers articles, si je peux donner mon avis, il faut bien distinguer 2 choses dans le développement web, ce qui est fait dans le cadre d’outil d’entreprise et ce qui est à destination des internautes lambda

    Trop souvent on voit des critiques à l’encontre des technologies riches, sauf que pour une entreprise, qui connait son parc de machines, la version des logiciels installés, l’utilisation de technologies riches peut permettre un développement plus rapide et c’est là l’intérêt des entreprises, faire vite et bien … et pas cher

    Bref, cibler le public d’une application et son environnement devrait selon moi être la première règle

    Bonne continuation

  2. Par Stéphane Deschamps, le 20 janvier 2009 à 14 h 07 min :

    Chic, Laurent va se remettre à blogger. Comme quoi le harcèlement moral finit toujours par payer 🙂

  3. Par Elie, le 20 janvier 2009 à 14 h 26 min :

    @Stéphane : houla, vas pas trop vite, j’ai réussi à le persuader d’annoncer qu’il allait peut-être éventuellement recommencer à blogger (le cas échéant). C’est un premier pas 😉

  4. Par Stéphane Deschamps, le 20 janvier 2009 à 16 h 01 min :

    “on murmure dans les milieux autorisés…” 🙂

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