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Dans quelques mois, nous allons mettre à jour tous nos contenus. Vous avez de bonnes raisons de vous demander comment cette transition va se passer, notamment si vous avez déjà passé la certification Opquast.
Pour commencer, sachez que vos certificats vont rester parfaitement valables jusqu’à leur date d’expiration. Ils concernent simplement le référentiel 2015, qui est encore parfaitement valable. Cela étant dit, vous allez peut-être vouloir mettre à jour votre certificat avec la nouvelle version des bonnes pratiques Opquast qui va sortir dans quelques temps. Dans ce cas, suivez le guide.

Si vous le souhaitez et lorsque vous le souhaiterez, il sera parfaitement possible mettre à jour vos compétences et votre certificat. Selon la date d’obtention de votre certificat, plusieurs cas sont possibles :

  • Votre certificat a été émis avant le 31 décembre 2017
  • Votre certificat a été émis entre le 1er janvier 2018 et le 31 septembre 2019
  • Votre certificat a été émis après le 1er octobre 2019
  • Vous êtes actuellement en formation

Certificat émis avant le 31 décembre 2017

Votre certificat est valable pour 5 ans. Dès la sortie du nouveau référentiel Opquast V4, vous serez sollicité pour repasser la certification Opquast. Votre formation datant de plus de deux ans, vous devrez de nouveau suivre le parcours de formation dans sa totalité. Vous bénéficierez d’un tarif préférentiel de 25% pour renouveler votre certification. Si vous ne faites rien, votre certificat expirera normalement à sa date d’expiration.

Certificat émis entre le 1er janvier 2018 et le 31 octobre 2019

Comme vous avez avez suivi la formation assez récemment, nous n’allons pas vous demander de suivre de nouveau toute la formation. Vous aurez un délai d’un an pour suivre une simple formation de mise à jour de votre certificat. Cela permettra de convertir votre certificat dans la nouvelle version du référentiel, sans en changer la date d’expiration. Le tarif devrait être d’environ 40€ pour cet examen de mise à jour. Si vous ne faites rien, votre certificat expirera normalement à la date d’expiration.

Certificat émis après le 1er octobre 2019

Vous aurez un an pour suivre gratuitement une simple formation de mise à jour de votre certificat. Cela permettra de convertir votre certificat dans la nouvelle version du référentiel, sans en changer la date d’expiration. Si vous ne faites rien, votre certificat expirera normalement à la date d’expiration.

Vous êtes actuellement en formation

Vous allez avoir gratuitement accès au module de mise à jour de votre certificat. Cela permettra de passer directement votre examen pour la version 4 du référentiel.

Et si je ne veux pas me mettre à jour ou repasser la certification ?

Votre certificat reste valable et disponible en ligne jusqu’à sa date d’expiration, il est simplement précisé qu’il concerne la version 3 du référentiel paru en 2015.

Attendre la V4 pour démarrer ou pas ?

La tentation d’attendre la version 4 pour passer la certification est forte, mais ce n’est pas forcément une bonne idée.

  • Tout d’abord, si vous vous inscrivez maintenant, vous aurez directement accès à l’examen en version 4, qui devrait arriver aux alentours de mi-mars
  • Les tarifs qui sont bloqués depuis 5 ans vont prochainement évoluer, nous maintenons les tarifs pour tous ceux qui achètent les coupons de formation avant fin février

Voilà, avec cette série de trois billets, vous devez avoir à peu près tout en main pour suivre les ateliers, mettre à jour ou prévoir votre certification. Merci à tous de votre confiance et de votre soutien.

Toute l’équipe d’Opquast vous souhaite une excellente année 2020. Mais plutôt que d’en rester à cette simple et sincère affirmation, je vous propose d’aller un peu plus loin et de faire un petit point sur le développement et sur les événements récents et moins récents de la vie de la société.

Des cycles de 5 ans

La vie d’une société comme Opquast est faite de phases. Ici, ces phases durent à peu près 5 ans. C’est d’ailleurs le rythme que nous avons choisi pour faire évoluer notre principale liste de bonnes pratiques. Nous avons ainsi créé la société en 2000, produit une première liste en 2004, une deuxième en 2010, une troisième en 2015 et la prochaine est actuellement en cours d’élaboration.

La phase 2015 – 2020 qui se termine actuellement a été de très loin la plus délicate et la plus exaltante. Début 2015, alors que la société proposait des outils et des prestations d’audit de sites, notamment autour de l’accessibilité, nous avons lancé une nouvelle activité de certification de compétences. L’objectif était de se pencher non pas en premier lieu sur les sites mais plutôt sur les compétences, la culture et le vocabulaire de ceux qui les font.

Nous avons créé un référentiel de compétences, créé une plate-forme de formation, une plate-forme d’examens, une plate-forme de gestion des formations et des examens, nous avons certifié les premiers professionnels, fait reconnaître la certification au niveau national et pendant les cinq dernières années, nous avons expérimenté, testé et progressivement amélioré nos processus, nos produits, nos services au point d’arriver à près de 8000 professionnels certifiés, ce qui était difficilement imaginable en 2015.

Un pivot autour des référentiels

Dans le même temps, il semblait difficile de poursuivre la conduite des activités de création d’outils et de prestations d’audit et d’accompagnement. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de couper l’entreprise en deux et de nous séparer de l’une des deux branches, à savoir Temesis, dédiée aux activités d’audit et d’accompagnement. C’est ainsi que courant 2017, la revente de Temesis a permis à Opquast de financer son développement et de changer complètement de modèle.

Après la séparation d’avec Temesis, l’enjeu était notamment de prouver la pertinence économique de notre approche centrée sur la reconnaissance et sur la transversalité. Nous avons considérablement développé la formation et la certification en ligne et alors que celles-ci représentaient une part minuscule de notre activité, c’est devenu entre 2017 et 2019 la quasi totalité de notre chiffre d’affaires.

En langage de startup, c’est ce que l’on appelle un pivot. Dans ce cas précis, la société a changé d’activité en pivotant autour de ses contenus, à savoir les check-lists de bonnes pratiques. Alors que ces check-lists étaient dédiées à l’activité d’audit de site et de production d’outils de tests, nous avons commencé à les utiliser pour créer un socle de culture commune pour les professionnels du Web et un outil de reconnaissance. Nous avons changé de modèle, d’activité, de produits, de service, d’organisation sans changer d’un iota l’objectif initial : améliorer le Web.

En tant que dirigeant de l’entreprise, je vous avoue que suis très fier de ce pivot dont je dis qu’il sera j’espère montré un jour dans les écoles de pivot 😉

J’en suis d’autant plus fier que dans le même temps, l’activité de Temesis s’est considérablement développée. Alors, même si je ne suis plus présent dans Temesis qu’à titre symbolique, je suis très attaché à cette entreprise que j’ai créée en 2000, et je suis immensément admiratif de ce que Aurélien Levy est en train d’en faire. L’esprit initial n’a pas changé : tolérance, pragmatisme, transversalité, expertise, toutes les valeurs sont là couplées avec une extraordinaire compréhension du marché, de nos métiers et de leurs enjeux. Bref, chapeau à l’équipe.

Mais revenons à Opquast.

Un nouveau cycle de 5 ans

Les certificats émis début 2015 arrivent à expiration. Les bonnes pratiques, les contenus de formation et de certification sont en cours de mise à jour. Notre approche est éprouvée et nous savons que ce que nous faisons fonctionne et est utile. La certification sert aux professionnels du Web, elle sert en enseignement, en recrutement, en gestion de projet. Elle sert à valoriser des profils. Elle sert de premier pas à de futurs spécialistes de différents sujets. Elle sert à pulser de futurs experts dans des domaines comme l’accessibilité la sécurité, la performance, la vie privée, l’éco-conception… La plupart des spécialistes du Web à peu près bien câblés l’ont d’ores et déjà compris, d’autres mettront un peu plus de temps.

Ce que nous avons développé, nous l’avons fait sans investissement massif en commercial ou en marketing, nous avons juste un objectif sain, une communauté bienveillante, des partenaires fidèles et un bouche-à-oreille important.

En gros, nous savons que ce que nous faisons peut être utile à tous les professionnels du Web, dans toutes les écoles Web, dans toutes les écoles informatiques, dans toutes les ESN, dans toutes les agences, dans toutes les DSI et directions communication et pas seulement en France mais dans le monde entier. Le défi des cinq prochaines années et de faire de cette ambition une réalité.

Une levée de fonds pour aller plus vite

Nous venons de mener à bien une levée de fonds de 500.000 € destinée à poursuivre le développement, développer nos activités commerciales et marketing, consolider nos contenus, et atteindre les objectifs que je décrivais ci-dessus.

Nous avons sollicité un nombre extrêmement limité de personnes bienveillantes et un fonds institutionnel capable de consolider notre capital confiance. La société vient de lever 500.000 euros auprès de Mathieu Delemme, de Benjamin Hannache et du fonds de co-investissement néo-aquitain NACO.

Nous allons avoir beaucoup de travail, mais lorsque nous avons annoncé cette levée de fonds, le nombre impressionnant et la gentillesse de vos réactions et de vos encouragements nous ont vraiment conforté dans nos envies et ambitions.

Si la connaissance et le déploiement des bonnes pratiques est pour vous un sujet important alors vous pouvez compter sur nous. Et c’est pourquoi nous vous souhaitons vraiment et nous nous souhaitons également une excellente année 2020, et pourquoi pas une belle période 2020-2025.

C’est parti pour un nouveau cycle de cinq ans.

Quelques infos et articles

La formation certifiante Opquast a été créée fin 2014. Le 28 février 2020, et pour la première fois depuis la création, les tarifs de la formation en ligne vont augmenter. Voici quelques explications.

Depuis 2014, il s’est passé beaucoup de choses. Nous avons obtenu la reconnaissance officielle en France, nous avons développé et amélioré considérablement les plateformes et interfaces, nous avons pratiquement doublé le nombre de certifiés chaque année.

En résumé, la formation, qui était un simple outil en ligne pour aller à la certification, est devenue une plate-forme de formation certifiante, conduisant à une certification reconnue officiellement.

Notre objectif est de faire en sorte que la formation soit perçue à sa juste valeur dans les agences, entreprises et écoles. À compter du 28 février 2020, le tarif de base pour le suivi du parcours de formation en ligne sera fixé à 250€ HT. Ce prix intégrera le passage de l’examen final de certification.

Pour les personnes qui ont déjà passé l’examen et qui souhaitent mettre à jour leur certification, il sera possible d’acheter séparément le passage de l’examen, mais il faudra pouvoir justifier du suivi récent de la formation en ligne ou d’une formation de mise à jour. Je vous en reparle dans un prochain billet.

Les pourcentages de remises accordées à différents publics (demandeurs d’emploi, étudiants) et aux partenaires ne changent pas. Les pourcentages de réduction et de remise en volumes ne changent pas non plus pour nos partenaires. Les coupons actuels restent évidemment valables jusqu’à leur consommation.

Voilà, dans le prochain billet, je vous explique comment va se passer la mise à jour des certificats pour ceux qui voudront les actualiser en fonction des nouveautés à venir de la version 4 des bonnes pratiques.

Les travaux de conception de la nouvelle version d’Opquast V4 sont désormais lancés. Vous êtes nombreux à nous demander comment va se passer la mise à jour. Voici donc la façon dont nous allons procéder.

Le planning de la version 4

Les travaux sont déjà en cours, et nous prévoyons une mise à jour assez intense, avec une première version candidate en français et en anglais courant février 2020. L’objectif est de sortir la version définitive fin février. C’est un peu sportif, nous verrons si c’est réaliste, c’est en tous cas ce que nous visons actuellement. Je reviendrai sur la question des formations, des examens et des outils de mise à jour dans un billet ultérieur.

Voici l’état des lieux pour les ateliers

  • Nous avons commencé il y a plusieurs mois à collecter les propositions de bonnes pratiques. Elles sont déjà en place dans la section Propositions
  • Nous avons sélectionné les bonnes pratiques de 2015 qui méritent selon nous d’être reconduites. Il y a en a 178 sur 226.
  • Nous avons classé les bonnes pratiques qui méritent un nouvel examen plus attentif et les anciennes recommandations dans la section En Discussion. C’est un peu abusif, car de fait, toutes les bonnes pratiques de toutes les sections peuvent être discutées. Disons simplement que c’est, selon nous, dans cette section que devrait se concentrer les discussions (après les propositions bien sûr).
  • Nous allons commencer des séances de travail quasi journalières avec Laurent Denis. Voici le processus :
    Nous passons en revue chaque proposition ou bonne pratique, et en fonction des commentaires et des éventuelles reformulations, nous faisons évoluer ou pas le libellé.
  • Lorsqu’un libellé évolue, nous archivons les commentaires qui resteront visibles mais attachés à une version précédente du libellé.

Nous classons les règles dans une des sections disponibles. Toutes les règles restent commentables par les participants aux ateliers. L’idée est pour nous de collecter, de canaliser et d’organiser le chantier, pas de prendre des décisions unilatérales. Il y aura forcément des choix à faire, à nous de faire en sorte qu’ils soient justifiés publiquement.

C’est parti

Voilà, nous vous proposons de voir cet atelier comme une sculpture mouvante, avec plein de personnes qui peuvent venir donner des petits coups de burin. En tant qu’organisateurs, nous essayons de dégager la forme globale. Votre travail : enrichir l’œuvre, proposer des formulations, des explications, des éclairages. Lorsque que vous sentez qu’une discussion commence à tourner entre une option A et une option B, je vous demande d’être la personne qui proposera l’option C qui fera consensus.

Voilà pour Opquast version 4, dans le billet suivant je vous expliquerai comment nous allons procéder au niveau formation, examens et tarifs.

Il y a quelques années, au tout début d’Opquast en 2004, quelques mois après le lancement des ateliers de conception de la version 1 des bonnes pratiques, un développeur d’une société grenobloise avait proposé de nous aider dans la rédaction des premières fiches. Cette personne s’appelait Harmen Christophe et la société en question s’appellait Business et Décision Eolas.

Presque 15 ans plus tard, et après avoir formé une référente formatrice qualité, cette même société Eolas a décidé de rejoindre le réseau Opquast et s’est abonnée à notre plate-forme.

Une équipe complète de professionnels du Web Eolas est en ce moment même en train de préparer la certification. Au delà du passage de la certification, Eolas a commencé à s’investir directement dans l’ecosystème en venant à l’Opquast day et à la formation de mise à jour des référents qualité.

Toute l’équipe Opquast souhaite la bienvenue à Eolas et à ses équipes.

Véronique Lapierre alias Webetcaetera a donné une conférence intitulée « Exclusion numérique et société « digitalisée », les enjeux pour le design d’interface et de service » à BlendWebMix le 13 novembre 2019. Outre que la présentation cite les bonnes pratiques Opquast parmi les moyens d’agir, il y a bien d’autres raisons de prendre le temps de la visionner.

En tant que professionnel du Web, il est à la fois très facile de se bercer d’illusions en croyant travailler pour un utilisateur moyen et très difficile de comprendre la diversité de ce qui se passe de l’autre côté de l’écran.

Lorsque l’on vous parle de diversité des contextes utilisateurs, la tentation est forte de résumer à certains contextes particuliers, notamment ceux qui concerne l’accès au numérique par les personnes handicapées. C’est un point fondamental mais ce n’est pas le seul. La réalité est infiniment complexe et, comme vous pourrez le découvrir dans la première partie de la conférence, le nombre de personnes exclues du Web et du numérique est énorme. À moins de limiter sa réflexion à certaines catégories d’utilisateurs, il faut donc réfléchir en prenant en compte l’ensemble des utilisateurs, sans les ranger dans une catégorie spécifique.

C’est ainsi qu’une personne handicapée de langue française qui souhaite commander en ligne peut se retrouver dans une situation strictement comparable à celle d’un migrant en cours de demande d’asile dans l’incapacité de comprendre ce qui lui est dit en ligne ou à celle d’une personne âgée dans l’incapacité de faire une démarche en ligne, une demande d’aide, par exemple.

En tant que professionnels du Web, nous pouvons et nous devons travailler pour tous. Nous avons le devoir de chercher ce qui se passe de l’autre côté de l’écran. Nous devons nous habituer à prendre en compte l’autre dans sa complexité. Mais le dire ne suffit pas. Même si l’intention est bonne, ce choix ne peut pas se limiter à une déclaration d’intention. Ce n’est pas automatique. Ce n’est pas intuitif. Il y a des modèles, des méthodes, des outils, des standards qui peuvent nous aider au quotidien.

Chez Opquast, notre mission est de plus en plus claire : faire en sorte que tout le monde prenne cela en compte. Que ce soit le cas tout le temps, partout, sur tous les sites et dans le monde entier est sans doute illusoire. En revanche, faire en sorte que tous les professionnels du Web en prennent conscience et faire en sorte qu’ils fassent un premier pas dans la bonne direction serait déjà pas mal.
C’est ce que nous faisons avec notre formation certifiante et ce n’est que le début.

Si le sujet vous intéresse, visionnez la conférence de Véronique Lapierre à Blend et profitez-en pour découvrir l’article de Laurent Naudier paru le 3 décembre sur 24 jours de Web : « Pour un web plus inclusif : quelques pistes pour réduire les inhabiletés numériques »

Un site a évidemment besoin d’être visible pour rencontrer ses utilisateurs. Pour cela, il y a bien-sûr son référencement dans un moteur de recherche. Mais celui-ci doit-il pour autant devenir un but en soi ? Actuellement, un moteur de recherche a une position quasi monopolistique aussi bien sur du référencement naturel que du référencement payant. La tentation est forte de se dire que, finalement, à part l’affichage sur la première page des résultats de ce moteur de recherche, rien d’autre n’a d’importance. C’est ainsi que l’on devient dépendant d’un acteur unique. C’est ainsi que le moindre changement dans un algorithme peut menacer une activité. C’est ainsi que les créateurs de sites et les experts SEO qui les conseillent risquent de ne travailler que pour le moteur, et non plus pour les utilisateurs qui s’en servent, en deux mots leurs clients. C’est ainsi que des stratégies complètes de visibilité s’appauvrissent au point qu’on en oublie les échanges, les réseaux, les salons, le bouche-à-oreille, et des pans entiers de nos cibles. Ici plus qu’ailleurs, nous savons que les mots ont une importance. Nous savons que les mots font exister des réalités. Alors, à chaque fois que vous le pourrez, ne parlez pas uniquement de référencement : parlez aussi de visibilité. Intégrez votre approche de référencement dans une approche plus large de visibilité. Et intégrez cette approche de visibilité dans une approche globale de qualité de l’expérience utilisateur.

Il y a deux ans, nous avions tourné une série de vidéos pour la plateforme de formation Opquast. L’une de ces vidéos n’a jamais été mise en ligne. J’y parle de la relation entre les compétences généralistes et spécialistes.

Petit-fils de médecin généraliste de campagne, j’ai toujours entendu parler de mon grand-père Abraham « André » Cukier comme un diagnostiqueur exceptionnel. Son travail quotidien, comme tout médecin de campagne était de soigner les gens lorsque ses compétences le lui permettaient et que les problèmes de ses patients le nécessitaient. Dans certains cas, il pouvait éventuellement les aiguiller vers des spécialistes.

À aucun moment mon grand-père ne se sentait au-dessus ou au-dessous des spécialistes, il faisait juste son travail et il avait un besoin vital des spécialistes. Alors, oui, généraliste, c’est moins prestigieux, ce n’est pas ce que choisissent les meilleurs aux concours de médecine, c’est souvent moins bien payé, mais ça demande des compétences considérables.

Dans la médecine, le tronc commun dure 9 ans, et tout le monde le suit. Dans le Web nous prétendons qu’en quelques heures, il est déjà possible de se doter d’un socle contenant quelques éléments communs. Bien entendu, je parle de notre formation certifiante, nécessaire à coup sûr, suffisante pour certains métiers.
Alors voilà, même si vous êtes commercial, même si vous n’avez pas un profil technique, même si vous êtes développeur back ou manager, êtes-vous capable de prendre ces quelques heures de travail généraliste quand certains prennent plusieurs années ?

Et voici la vidéo. Puisque je ne retire pas un mot de ce qui y est dit, autant vous en faire profiter 😉

Alors dans cette vidéo, je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, sur la question des généralistes des spécialistes. Et je vais aussi parler de la question qui est indirecte : la question du jargon dans les métiers comme le nôtre, les métiers du web.

Alors on va commencer par une analogie. – c’est juste une analogie – avec le secteur de la médecine. Dans le domaine de la médecine, vous avez plein de spécialistes, des cardiologues, des rhumatologues, des podologues, des dentistes, voilà, des gens qui ont des spécialités. Et puis vous avez des médecins généralistes. Ces gens là, en fait ont suivi un cursus commun. Ils ont eu un tronc commun. On essaie de développer deux choses qui sont fondamentales : d’une part des spécialités, mais aussi des gens qui sont capables d’avoir des compétences transversales. Et tout ce petit monde se doit d’avoir un vocabulaire commun parce que si vous commencez par aller voir directement un cardiologue et bien il ya une chance que même si jamais vous avez un problème au pied il vous trouve un problème au coeur. Ça c’est le premier risque.

Deuxième chose, il faut que le cardiologue sache quand même un peu comment travaille un généraliste et qu’il soit capable de regarder globalement pour pas rester sur son domaine. Alors j’arrête là l’analogie, si vous voulez, l’idée c’est de voir ce qui se passe sur le web. Comment est ce qu’on fait pour faire travailler ensemble des développeurs, des graphistes qui n’ont pas du tout les mêmes formations, des gens qui produisent des contenus qui n’ont pas non plus les origines ni les mêmes enjeux, des gens qui font du e-commerce des gens qui font du commercial, du marketing. Tout ce petit monde travaille sur le site internet. Et la question est « quelle est la culture transversale de ces gens là ? » Est-ce qu’ils ont une dimension spécialisée ? Pas de problème, il y en a plein des spécialistes sur le web. Tout le monde est rapidement spécialiste. En revanche, qu’est ce qui nous rassemble ? C’est quoi la culture commune ? Et surtout : « Est ce que cette culture commune est stable ? »

Alors on n’aura pas la prétention avec Opquast de vous fournir une culture commune absolue qui dure de manière indéfinie. En revanche à travers les bonnes pratiques qualité web et les risques côté utilisateur, on arrive quand même à dégager un socle de connaissances transversales. Et ce qui va se jouer, en fait par exemple si vous êtes développeur, c’est que vous compreniez les bonnes pratiques de l’ergonome où les bonnes pratiques du graphiste et pourquoi il fait quelque chose, pas comment il fait quelque chose, pourquoi il fait certaines choses ? Et puis autre chose si vous êtes par exemple un graphiste, que vous compreniez pourquoi un développeur fait d’autres choses, que vous compreniez les risques des autres. C’est ça qui se joue. On sait que vous avez facilement des compétences spécialistes maintenant comment est ce qu’on fait pour que vous ayez tous une culture commune, un socle transversal, généraliste. Et là on a suffisamment de recul pour vous dire que si vous travaillez sérieusement sur ce parcours, vous allez voir, vous allez monter sur vos compétences génèralistes, vous allez monter sur vos compétences transversales et ça a vraiment de la valeur dans le projet web.

Jeudi 21 novembre, le gouvernement a publié sa plate-forme et son application mon compte formation. Cet outil va permettre aux salariés, travailleurs non-salariés, agents publics et demandeurs d’emploi de consulter et d’utiliser leurs droits à la formation professionnelle.
Lors de la sortie de l’application, notre formation certifiante « Maîtrise de la qualité en projet Web » n’était pas disponible. C’est maintenant réparé, et vous pouvez retrouver la formation Opquast directement en ligne en suivant le lien « Maîtrise de la qualité en projet Web » ou en utilisant le moteur de recherche.
En tant qu’organisme de formation, nous avons commencé à traiter de nombreux dossiers et donc de notre côté ça marche.
D’après plusieurs utilisateurs, aussi bien côté salariés que RH (Ressources Humaines), tout ceci a l’air beaucoup plus simple qu’auparavant.

Si vous décidez de vous inscrire en cette période de transition entre deux versions d’Opquast, sachez que la mise à jour de votre certificat sera gratuite, et que la formation certifiante qui vaut actuellement (et depuis 5 ans) 150€HT – 180€TTC sera a un prix nettement supérieur dans quelques mois.
Voilà, vous avez tout en main, foncez 😉.

Aujourd’hui est une journée importante. Pour la quatrième fois depuis la naissance du projet Opquast, j’ouvre officiellement les ateliers de travail sur les bonnes pratiques Opquast. Après 2004, 2010 et 2015, nous ouvrons le chantier de la version 2020.

Travail préparatoire

En pratique, j’ai passé les dernières années à noter des idées et à tagger des tweets avec le tag #OpquastV4. Avec Laurent Denis, nous avons collecté ces informations et proposé une première série de formulations. Nous avons également passé en revue les bonnes pratiques que nous envisagions de supprimer. Par la suite, nous avons proposé aux participants de la septième édition de l’Opquast Day de travailler en groupes distincts :

  • Travail sur les 226 bonnes pratiques existantes
  • Travail sur la liste des recommandations 2015
  • Travail sur les nouvelles propositions
  • Travail sur de nouvelles règles

Nous avons ensuite mis à jour et publié les ateliers. Ils sont maintenant disponibles à l’adresse suivante :

https://checklists.opquast.com/workshops/oqs-v4/

Les ateliers sont donc maintenant ouverts et les discussions peuvent commencer.

Qui peut participer

Les précédentes versions des ateliers étaient ouvertes à tous.
Cette fois-ci le contexte est un peu différent. Lors de lancement des derniers ateliers en 2015, il y avait quelques certifiés. Maintenant, ils sont bientôt 8000. Nous ne savons pas l’impact que cela aura sur les discussions. Quoi qu’il en soit, cette fois-ci, les ateliers restent ouverts en lecture, mais nous allons limiter dans un premier temps l’accès en écriture :

  • Aux certifiés
  • Aux candidats pas encore certifiés
  • Aux administrateurs de compte.

Autrement dit : si vous êtes certifiés, candidat ou administrateur, vous pouvez lire, proposer, commenter. Si vous n’êtes pas certifié, candidat ou administrateur et bien euuuh… c’est mal 😉

Le planning (indicatif)

  • 14 novembre : lancement des ateliers avec la communauté (Opquast day)
  • 25 novembre : lancement des ateliers en ligne
  • 30 janvier : fin des discussions
  • 15 février : release candidate en français et en anglais
  • 28 février : sortie Opquast V4 2020

Et à propos, la certification, on fait quoi ?

Vous envisagez de passer la certification Opquast mais vous vous dites qu’il vaut mieux attendre ? Ce n’est pas forcément une bonne idée. Je publierai prochainement le détail des opérations de mise à jour, mais sachez simplement que vous allez avoir de réels avantages à vous inscrire à la formation en ligne d’ici la mise à jour. En très court, les tarifs qui n’ont pas évolué depuis 5 ans vont augmenter de manière substantielle, nous allons séparer la formation du passage de l’examen, et la mise à jour sera gracieuse pour les personnes s’étant inscrites récemment.
Donnez-moi juste quelques jours pour vous communiquer tout le détail.

Rappel pour les ateliers

Les forums ouverts sont destinés à produire des bonnes pratiques. Les bonnes pratiques Opquast doivent elles-mêmes respecter des règles, c’est ce qui fait leur robustesse. Voici donc les règles qu’il faut appliquer aux règles 😉

  • Utile : les règles doivent avoir une valeur ajoutée substantielle
  • Consensus : les règles doivent être validées par une large majorité
  • Universelle : la règle ne dépend pas d’un territoire ou d’une loi locale
  • Vérifiable : la mise en œuvre de la règle doit être vérifiable par l’utilisateur final
  • Réaliste : la mise en œuvre de la règle doit être possible quand elle est applicable
  • Pas de valeur numérique : la règle ne doit pas comporter de nombre ou de chiffre, sauf « un » ou « au moins deux »
  • Pas de meta-règle : une règle ne doit pas embarquer un ensemble d’autres règles

Voici un article paru en 2005, à lire si vous voulez vraiment profiter pleinement de cette opportunité d’apprendre et de produire..