All posts by Élie Sloïm

La troisième édition du livre de Frédéric Bordage « écoconception web : les 115 bonnes pratiques » vient de sortir. À l’occasion de cette sortie, j’ai demandé à Frédéric l’autorisation de publier ici la préface à la première édition. Je le remercie pour cette autorisation et je lui souhaite beaucoup de succès avec cette nouvelle édition.
J’ai produit cette préface en 2015 et je la reproduis ici tel quelle.

Performance, référencement, expérience utilisateur, accessibilité aux personnes handicapées, tous les métiers du Web suivent des chemins parallèles.

Dans un premier temps, les professionnels d’Internet se contentent d’observations et de pratiques très empiriques. Durant cette période, ils découvrent, essayent, expérimentent. C’est une phase passionnante, mais qui n’est pas de tout repos et ne permet pas de travailler dans des conditions optimales.

C’est pourquoi il est rapidement nécessaire de mettre en place des méthodes, des outils, des techniques permettant de mesurer, de planifier et de contrôler. Mais ce n’est pas tout : assez logiquement, le besoin de maîtrise s’étend progressivement vers la conception, avec l’intégration d’exigences formelles dans les cahiers des charges et les spécifications.

L’approche industrielle prend alors tout son sens. Les processus web commencent à devenir reproductibles. La production sort du hasard pour aller vers la maîtrise.

C’est à travers cette lente maturation que les professionnels commencent vraiment à découvrir et à mesurer les coûts cachés, les exigences implicites, les risques encourus tout au long de la production web.

Ce mouvement d’industrialisation concerne tous les métiers d’Internet. Bien entendu, l’éco-conception ne fait pas exception à la règle. Comme dans les domaines de l’accessibilité, du référencement ou de la performance, les professionnels de ce secteur ne peuvent plus se contenter de tests et d’expériences. Ils ne peuvent plus se satisfaire de déclarations d’intention, de vœux pieux ou de simples recommandations : ils ont besoin d’outils, de méthodes, de techniques et d’indicateurs. Ils veulent pouvoir intégrer des exigences mesurables à leurs cahiers des charges.

Ils demandent un véritable référentiel leur permettant de comprendre le sujet, de s’autoévaluer, de se comparer aux autres, de lancer enfin des démarches d’amélioration continue factuelles et étayées, d’acheter des services en ligne qui répondent à des vraies attentes en matière d’éco-conception. En ce sens, la publication en 2012 et la mise à jour en 2015 du livre de Frédéric Bordage sont des événements. Le livre et le référentiel qu’il constitue viennent s’intégrer dans la panoplie des instruments de l’éco-conception en fournissant au secteur un outil aussi simple que puissant pour la formation, l’évaluation et l’action.

Il est certain que les règles énoncées dans le présent ouvrage viendront tôt ou tard se ranger dans les exigences fondamentales du manager et du chef de projet web, aux côtés de règles déjà plus classiques comme celles de l’accessibilité, du référencement ou de la performance.

Mais les effets d’un tel outil ne se limiteront peut-être pas à cela. En tant que qualiticien de formation, je veux aller un peu plus loin en faisant le parallèle avec mon métier d’origine.

Au cours des 25 dernières années, les démarches de management de la qualité dans les entreprises ont considérablement évolué. Alors que le responsable qualité s’occupait jusque-là essentiellement des conditions internes de production ou de réalisation de services, le métier s’est progressivement tourné vers l’écoute des exigences et la recherche de la satisfaction client. Et dans le même temps, la démarche qualité a évolué pour mieux prendre en compte les piliers du développement durable. Finalement, et heureusement, la démarche qualité a perdu peu à peu de l’importance en tant que telle, au profit de démarches dites «intégrées» comme QSE (Qualité-Sécurité-Environnement), qui visent l’amélioration simultanée d’un ensemble d’enjeux complexes, matérialisés dans des normes de management.

Alors que l’on traitait le management de la qualité, l’environnement ou la sécurité comme autant de sujets séparés, il est devenu nécessaire en quelques années d’aborder ces questions de manière conjointe, chaque fois que possible avec une approche, des méthodes et des techniques qui soient transversales.

Ce passage d’une approche morcelée et multi-sectorielle à une démarche transversale et formalisée se produira tôt ou tard pour les activités web. Nous verrons alors s’y dérouler ce qui s’est passé pour le management de la qualité.

Nul doute que les bonnes pratiques de l’éco-conception présentées ici seront l’un des piliers des futures approches intégrées d’amélioration continue des activités Internet.

Et voici une présentation du livre écoconception web : les 115 bonnes pratiques – 3ème édition

Si vous suivez ce blog, vous savez sans doute que nous avons beaucoup travaillé sur l’accessibilité de notre formation certifiante pour les personnes handicapées. Vous savez peut-être également que je suis allé passer quelques jours sur l’île Maurice à l’occasion d’une formation de trois jours et d’une conférence à la DevCon Mauritius. Est-ce que je vous nargue un peu avec ça ? J’en suis bien capable.

Il se trouve que ce petit voyage m’a donné l’occasion de revoir Pierre Reynaud, expert accessibilité numérique sur l’Île de la Réunion voisine. Et comme Pierre est la principale personne qui nous a aidé à tester l’accessibilité de notre formation aux déficients visuels, je lui ai proposé une petite interview. Je viens de finir l’upload et le sous-titrage, je vous l’envoie directement.

Mini Interview Pierre Reynaud, expert accessibilité from Opquast on Vimeo.

Sinon, après l’interview, nous sommes allés faire du Kayak de mer ensemble, dans deux kayaks séparés, c’est ainsi que je me suis retrouvé à chanter de l’Opéra pendant une petite heure pour servir de guide et que Pierre puisse me suivre. C’était tellement génial que nous y sommes retournés le lendemain matin, et cette-fois là j’ai dû passer en revue le répertoire de Brassens. Pierre m’a donné l’autorisation de vous parler de cette expérience à la condition que la prochaine fois qu’on se croise je lui propose un autre challenge aussi sympa! Pierre, je relève le défi. À bientôt.
Merci à Laurent Montaigne pour son hospitalité.

Si vous avez suivi ou suivez la formation Opquast « Maîtrise de la qualité en projet Web », vous savez que nous sommes souvent amenés à vous poser des questions un peu fines, où chaque mot a son importance, il arrive que nous passions pour des gens vicieux ou spécialistes du capillotractage. Nous ne sommes pas des gens vicieux et notre objectif est vraiment de vous faire progresser. En revanche, que ce soit au niveau du coupage de cheveux en quatre, la recherche de relations contre nature avec des insectes volants ou le cherchage de petite bête, vous avez raison, les mots sont précis, les termes sont choisis et le hasard n’a pas sa place.
À défaut de toujours vous proposer des questions faciles, simples et dont la réponse est évidente, je vais essayer de vous expliquer pourquoi nous sommes amenés à vous poser de telles questions.

Dès que vous parlez de qualité, vous introduisez une part de subjectivité considérable. Le site est-il joli, moderne frais, performant, rapide, rassurant, jeune, accessible (attention aux différents sens de ce dernier terme), fluide (attention aux différents sens de ce dernier terme), intuitif (attention aux différents sens de ce dernier terme) ?

Nous ne savons pas répondre. Après 20 ans de travail sur la qualité du Web nous ne savons pas dire ce qu’est un bon site. Si nous le savions nous serions une agence Web et nous serions même la meilleure agence Web du monde. Nous ne savons pas rendre objectif le talent, le génie, le feeling, l’intuition.

Nous pouvons en revanche essayer d’objectiver une partie de la notion de qualité du Web. Et c’est là qu’intervient la notion de référentiel. Référentiel d’exigences utilisateur. Référentiel de bonnes pratiques. Référentiel de contextes utilisateurs. Référentiel de vocabulaire.

Nous savons vous dire ceci :

  • Un site Web de qualité propose de bons contenus et services. Ceux-ci sont visibles, bien présentés et le site fonctionne techniquement. C’est le modèle VPTCS. C’est un référentiel d’exigences utilisateurs.
  • Nous avons pu en déduire une liste de 226 bonnes pratiques. C’est le référentiel de bonnes pratiques.
  • Chacune d’entre elles est utile aux utilisateurs placés dans différents contextes. C’est le référentiel des contextes utilisateurs.
  • Les termes contenus dans les référentiels précédents permettent de déduire un dernier référentiel, un référentiel de vocabulaire, c’est à dire le glossaire.

Alors, voilà, nous avons ces référentiels à notre disposition et ces référentiels sont nos outils objectifs. Ils doivent être inattaquables. Ils doivent être appropriés. Ils doivent pouvoir être appelés à tout moment lorsque vous avez besoin d’une référence, d’un tiers, d’une protection, d’un avis objectif. Votre avis sur le site est une chose parfaitement respectable mais qui dépend de votre expérience et de votre crédibilité. Comme la mienne, ces deux notions ne suffiront pas à faire de votre avis un élément absolu à prendre en compte. C’est normal et sain.

Les référentiels doivent être écrits, solides dans la durée, appropriés, utilisés, validés, faire consensus. Le processus pour arriver à cela est long et complexe. Il suppose de sacrifier de très nombreuses règles pourtant pertinentes dans certains contextes. Mais si nous avons bien fait notre travail, vous avez en main un outil solide qui vous protège, qui vous aide à trancher, qui vous aide à travailler, qui vous aide à communiquer. Chaque terme compte. Chaque argument compte. Qu’une seule de nos bonnes pratiques soit non pertinente et c’est tout le référentiel qui peut être rejeté. Qu’un seul de nos contextes utilisateurs soit faux et c’est vous qui risquez de perdre en crédibilité si vous nous citez en réunion client.

Maintenant, revenons à la formation Opquast Maîtrise de la qualité en projet Web : nous voulons faire de vous des gens inattaquables, solides, qui ne s’en remettent pas au hasard pour décider, qui utilisent le terme juste pour designer des objets de nos métiers, qui rendent visibles les contextes qui sont toujours oubliés, bref des professionnels. Nous voulons que, même si vous êtes développeur, vous compreniez un ergonome. Nous voulons que, même si vous êtes commercial, vous ne passiez jamais pour un rigolo devant les techniciens.

L’objectif prioritaire, c’est l’appropriation des référentiels. Le prix à payer, c’est la précision des termes. C’est la rigueur de la démarche. Nous avons besoin que vous vous appropriez la démarche et les référentiels, avec rigueur et précision. SI nous y arrivons et je peux vous dire que c’est notre vœu le plus cher, vos collègues pourront dire : il a une bonne maîtrise de la qualité en projet Web.

Les questions demandent de réfléchir ? Certaines questions similaires reviennent et la réponse devient un réflexe ? Les termes comptent ? Oui, et maintenant vous savez pourquoi.

Je serai toute la semaine prochaine sur l’Île Maurice pour une série de formations et de conférences dédiées à la maîtrise de la qualité en projet Web.
Les formations commenceront mardi matin avec une sensibilisation à la qualité Web. J’enchaînerai avec une formation de référent formateur qualité Web qui a pour objectif de former les futurs ambassadeurs de la qualité Web à Maurice. Je finirai la semaine avec une intervention lors de la devcon Mauritius. Si vous êtes dans le coin ou si votre société a des bureaux ici, n’hésitez pas à vous inscrire pour les dernières places disponibles. Pour ceci, rapprochez vous de la société extension interactive, qui organise cette semaine.
Nous avons déjà quelques attaches à la Réunion, nous espérons bien que cette série de formations et cette conférence continuera à renforcer la présence d’Opquast dans l’Océan indien.

Informations pratiques :

  • Les 9, 10 et 11 avril à Quatre Bornes (Île Maurice) : Sensibilisation et maîtrise de la qualité Web et Référent Formateur Qualité Web en partenariat avec Extension interactive (inscriptions ouvertes)
  • Le 12 avril – Moka (Île Maurice) : Sécurité, accessibilité, privacy, eco-conception, comment prévenir les risques du projet Web à Devcon Mauritius

Ça va ou quoi ? Bon l’autre jour tu m’as dit sur twitter que la certification Opquast ne servait à rien, que de toute façon personne ne la connaissait, que tout le monde se fichait de la qualité Web. Mes statistiques sont formelles : tu n’es pas la majorité à penser ça mais quand même, dans un grand nombre de classes qui étudie le Web, tu es représenté.e, tu es là, et souvent, tu dis des choses comme ça à tes collègues, et quelquefois ils t’écoutent.

Et comme tu n’es pas tout.e seul.e, je vais me permettre de te donner mon avis.
 
Alors, voilà, j’ai un problème général avec toi quand tu râles. J’ai souvent discuté avec ta ou ton responsable pédagogique qui m’a expliqué que tu avais tendance à passer une partie de tes trois ans de cursus sur le Web à râler sur les enseignements. Il m’a aussi dit que tu avais une tendance à penser que tes profs sont des rigolos, que la maquette de ton programme pédagogique était dépassée, et même que ton responsable pédagogique était trop éloigné.e de la réalité des entreprises.

Alors certes il arrive que ce soit vrai, ce que tu dis. Par exemple, quand tu me dis que la plate-forme en ligne que nous mettons à ta disposition pour apprendre sur la qualité Web n’est pas hyper fun quand on veut enseigner à des « jeunes ». Je le dis franchement, tu n’as pas tout à fait tort. On pourrait largement faire mieux, on le sait. Et d’ailleurs on va le faire.
 
En revanche, quand tu me dis que ça ne te servira à rien, surtout si tu as déjà passé la certification, je peux affirmer que tu as traversé ce truc sans rien y comprendre, sans réfléchir et sans lire.

Alors certes c’est bien sympa d’accuser la plate-forme, mais la moyenne d’appréciation sur les derniers 200 professionnels en poste qui l’ont utilisée est à 4,5 sur 5. Toi, tu as noté 1 sur tous les sujets, y compris ta motivation personnelle à suivre la formation, ceci expliquant peut-être cela.

Par ailleurs, curieusement, il y a beaucoup d’étudiants qui l’apprécient alors qu’ils ne connaissent rien à la qualité web au départ et sont invités à se former parce que leur responsable pédagogique l’a décidé. Peut-être qu’ils lui font confiance. Peut-être qu’ils sont suffisamment mûrs pour savoir ce qu’ils ne savent pas.
 
Maintenant, tu me dis que ça ne sert à rien. D’accord, mais es-tu sûr.e que tu n’es pas passé.e un peu à côté ?

De mon côté, j’ai aussi des choses à dire. Ça fait 20 ans qu’on se bat pour que les sites soient mieux faits, visibles, pratiques, performants, sûrs, avec des contenus et des services solides. Sur ce sujet nous ne sommes heureusement pas tout seuls. Il y a des milliers de professionnels avec nous qui se battent pour le même sujet.

Il y a aussi des milliers de professionnels qui se battent pour l’industrialisation du Web sans pour autant travailler directement avec nous.

Il y a aussi des milliers de professionnels qui luttent pour qu’on améliore l’accessibilité des sites et qui pleurent quand ils voient le niveau moyen des étudiants et surtout des sites sur ce sujet.

Alors, voilà, est-ce que ces sujets et plus particulièrement notre certification sont connus ? Pas assez.
Est-ce qu’ils sont utiles ? Oui, ils seront à coup sûrs utiles à tes futurs clients, à tes futurs collègues, aux utilisateurs de tes sites, peut-être à tes futurs recruteurs.

En résumé, il y a beaucoup de professionnels qui pensent que c’est important, mais ce n’est pas ton cas. Justement, si tu veux bien, parlons de toi, parce que j’ai plein de questions pour toi.
 
Es-tu déjà dans le monde professionnel ? Fais-tu partie des étudiants géniaux qu’on côtoie tous les jours, qui ne sont pas pour nous des étudiants mais des futurs professionnels en poste, avec lesquels on a envie de travailler ? Fais-tu partie de ceux qu’on a envie d’embaucher parce qu’ils sortent du lot par leur maturité visible ? Fais-tu partie de ceux qui connaissent la valeur des formations et la difficulté ultérieure d’obtenir des formations professionnelles quand on est en poste dans une entreprise ? Fais-tu partie de ceux qui savent que la présence d’intervenants professionnels dans une école est souvent un sacrifice de leur part au détriment de missions mieux payées ? Fais-tu partie de ceux qui savent la difficulté d’être responsable pédagogique, ou professeur ou instituteur ?
 
Fais-tu partie de ceux qui écoutent, qui se passionnent, qui font confiance dans les intentions et les passions de leurs profs et leurs responsables pédagogiques ? Fais-tu partie de ceux qui nous donnent envie de faire notre métier ?
 
Et pour revenir à mon sujet, faut-t-il vraiment que tu aies vu une publicité dans le métro pour que tu décides à titre personnel que la qualité et l’accessibilité du Web sont des concepts importants ?
Faut-t-il attendre que toutes les offres d’emploi mentionnent cette compétence pour que tu décides à titre personnel de vraiment te former ?
Faut-il attendre que tu aies 15 ans d’expérience, trois designs et quatre refontes ratées, et qu’une armée de développeurs et d’ergonomes ayant constaté ton manque de culture et de vocabulaire de base, t’aient pris – peut-être à juste raison – pour « quelqu’un qui ne connait pas très bien le Web et ses contraintes »  ?

Sur ce sujet, ce qui est inquiétant et ce qui m’embête prodigieusement, c’est cet écart entre ta perception et celle des professionnels. D’un côté j’ai des gens qui savent de quoi ils parlent et qui me disent tous ou presque l’utilité des bonnes pratiques et de la certification.

Et de l’autre côté, j’ai quelques personnes – presque toujours étudiant.e.s comme toi – qui n’y connaissent pas grand-chose – et c’est NORMAL parce qu’ils sont en train de se former – qui ont quelquefois tendance à penser qu’ils savent déjà les choses et que tout cela ne sert à rien.

À ta décharge, les professionnels viennent presque toujours de manière volontaire, alors que toi tu subis ce que quelqu’un a choisi pour toi. Et ce n’est pas facile parce qu’il faut que tu nous fasses confiance. À notre niveau cela renforce encore notre responsabilité sur le fait de nous améliorer et de te donner des outils pédagogiques encore plus faciles à utiliser, un apprentissage mieux fait, et je t’ai entendu tu as raison là dessus mais attention QUE LÀ DESSUS.
 
Bon, voilà, maintenant qu’on s’est dit les choses, on va prendre le temps. Je suis patient et ta/ton responsable pédagogique aussi. Elle ou lui et moi allons attendre la fin de ton cursus en se disant : avec un peu de pot quand il.elle sera en poste elle.il comprendra pourquoi on lui disait de se former sur tel ou tel sujet (true story x 50). En attendant, si tu continues de dire sur les réseaux sociaux que personne ne connait la formation certifiante Opquast, tu vas devenir, bien malgré toi, notre meilleur ambassadeur.

Ami.e responsables pédagogiques et étudiants sympa, je vous aime. À l’année prochaine.

Nous venons de mettre en ligne une nouvelle interface et une nouvelle plate-forme pour le passage du test de certification Opquast « Maîtrise de la qualité en projet Web ». Les changements sont effectifs pour toutes les formations et examens qui ont été créées à partir du 20 mars. Si vous aviez déjà accès à la plate-forme d’entraînement ou si votre examen était déjà programmé, cette article ne vous concerne pas. Voici les principales nouveautés.

  • Navigateur de questions : vous avez toujours accès à une boîte vous permettant de naviguer parmi les questions. Cette table signale les questions traitées
  • Questions à revoir : vous avez accès à un système permettant de signaler les questions à revoir. Le système est très simple, il vous suffit de marquer une question à revoir, et elle sera listée dans une boîte
  • Validation de sortie : lorsque vous terminez un examen, une fenêtre vous avertit du nombre de questions à revoir et restant à traiter. Vous pouvez annuler, retourner à l’examen ou effectivement sortir. L’objectif est d’éviter les fausses manipulations, qui étaient trop fréquentes avec la précédente version.
  • Interface : nous avons épuré et simplifié l’interface pour vous permettre de vous concentrer pendant l’examen.
  • Entraînement : ces améliorations d’interfaces seront également visibles sur les quiz et examens blancs de la plate-forme d’entraînement. En revanche, comme je l’indiquais en préambule, vous n’y aurez pas accès si vous êtes déjà inscrit sur la plate-forme d’entraînement.
  • Sauvegarde : comme précédemment, nous assurons une sauvegarde en continu des données saisies, pour vous permettre de reprendre en cas de crash et de problème de connexion.
  • Ordre des questions : les questions arrivent toujours dans un ordre aléatoire.
  • Décalage : comme d’habitude, si vous commencez avec un peu de retard, ce temps est reporté en fin d’examen.
  • Accessibilité : avec l’aide de Pierre Reynaud, candidat à l’examen depuis la réunion, Laurent Denis a mené un travail énorme sur l’accessibilité de la plate-forme et des examens. Il va vous en reparler dans un billet distinct, car nous avons pensé que cela méritait un vrai retour d’expérience.

Pour finir, nous tenons à vous présenter nos excuses pour les problèmes techniques que nous avons subi et que nous vous avons fait subir ces dernières semaines. Nous avons enchaîné des problèmes d’accès aux bases de données, et un problème de feuille de style sur un examen mardi 19 au matin. J’aimerais pouvoir dire quelque chose d’intelligent à ce sujet, je n’ai rien à disposition, à part que nous faisons tout pour que ça ne se reproduise plus.

Les sessions de formation Référent formateur qualité Web continuent en 2019. Nous aurons une session la semaine prochaine à Bordeaux et fin avril à Paris. Plusieurs de nos prospects et clients nous ont demandé le programme des sessions de fin d’année. Le voici.

Parmi les nouveautés, et pour la première fois, nous allons vous proposer une session à Lyon. Les plus perspicaces d’entre vous noteront que cette session tombe pile poil pendant la fête des lumières. Est-ce vraiment une coïncidence, je n’en suis pas certain.

Il y a aura également une session à Bordeaux en toute fin d’année. Celle de la semaine prochaine est pleine et on ne change pas une équipe qui gagne.

C’est parti pour les informations pratiques :

  • 24, 25 et 26 avril 2019 à Paris
  • 12, 13, et 14 juin 2019 à Paris
  • 23, 24 et 25 octobre à Paris
  • 27, 28, et 29 novembre 2019 à Paris
  • 4, 5, et 6 décembre 2019 à Lyon
  • 11, 12 et 13 décembre 2019 à Bordeaux

Pour en savoir plus sur cette formation consulter notre page de présentation ou téléchargez le programme et le coupon d’inscription (PDF – 615ko)

Il y a environ deux ans, j’avais remarqué sur Twitter une personne qui semblait vraiment ne pas du tout apprécier Opquast. Son propos faisait sens : après tout, pourquoi utiliser une liste de bonnes pratiques comme Opquast plutôt que des bonnes pratiques promues par des acteurs indiscutables comme Google? Pourquoi s’intéresser à une certification portée par un petit groupe de professionnels en France alors qu’il existe des acteurs plus reconnus ?

Pour comprendre, j’ai quand même souhaité prendre contact avec cette personne, et après quelques échanges je lui ai envoyé le mail ci-dessous.

Je me dis qu’avec le recul, ce message peut être intéressant pour tout le monde. C’est un mail envoyé en privé, le voici.

Bonjour
[…]
Je vais essayer de vous donner quelques infos, qui ne sont peut-être pas évidentes :

  • Le premier référentiel date de 2004, et il a été mis en licence ouverte (CC-BY-SA) sous l’impulsion de défenseurs du logiciel libre qui nous ont un peu tordu le bras pour enlever la mention NC (non commercial)
  • Chaque version du référentiel fait l’objet de discussions publiques, auxquelles pas mal de monde a participé.
  • On ne sélectionne les règles que lorsque l’on peut écrire un objectif (valable pour l’utilisateur), une mise en œuvre (faisable) et un moyen de contrôle (vérifiable)
  • On dégage des centaines de règles non valables (c’est un massacre). Les règles acceptées, les échanges, les règles évacuées sont visibles en ligne (ici : http://checklists.opquast.com/fr/workshops/ et ici pour la CL Qualité Web http://checklists.opquast.com/oqs-v3/workshops/ )

Donc, ça c’est pour la validité de nos règles. On ne les décrète pas. On bosse comme des malades pour qu’elles soient valables et on a une méthode publique pour les valider. C’est 20 ans de boulot, d’édition, d’échanges avec les meilleurs pros sur CSS, l’eco conception, l’ergonomie etc..). On s’est planté sur une vingtaine de règles en 2004, sur 5 en 2010, et on n’en retire aucune sur les 226 règles de la version 2015.

Et d’ailleurs, croyez-moi, quand on écrit 500 pages de bêtises (je pense au livre qualité Web), les gens du métier (et nous ne travaillons presque qu’avec des gens du métier) s’en rendent compte.

Maintenant, on aimerait bien qu’elle soient connues et appliquées, ces règles, évidemment. Et là, on a essayé plein de trucs. Des outils de pilotage, une extension de test Open Source, des newsletters, des conférences, des contenus en licence ouverte. Et on s’est plantés, on a échoué.

Et on s’est dit finalement, est-ce qu’il faut vraiment les appliquer ? Et la réponse est « non pas forcément ». On s’est dit : il faut les appliquer en connaissance de cause, et donc, en connaissant l’impact de ses choix. C’est le minimum (pour nous) de la part d’un pro.

Ca donne ça :
https://www.opquast.com/qualite-web-opquast/
Notez bien que chaque règle est argumentée pour les utilisateurs d’un site (ce sont les objectifs).

L’autre aspect de la certification, c’est ça :
https://www.opquast.com/glossaire/

Alors voilà :
Est-ce qu’on peut faire du frontend sans connaître ça : je dis NON
Est-ce qu’on peut faire du backend sans connaître ça : je dis OUI

Edit : pour la deuxième question, je rectifie en mars 2019 et je dis NON aussi 😁

Et donc, on a fait cette certification et on essaye de faire prendre conscience des impacts des règles et de faire monter en compétence sur le vocabulaire. C’est un moins-disant, c’est un truc ABSOLUMENT PAS suffisant pour la qualité du Web.

OUI vous avez raison le compte n’y est pas, et c’est normal, c’est un premier pas et ce n‘est que ça.

Est-ce que connaître ça est suffisant pour faire du front de qualité : je dis NON

Que ça soit présenté comme une solution ultime à la qualité Web ou gobé comme du contenu tout fait, je le regrette vraiment. Ça m’embête que votre compagne ait pris ça dans la figure sans avoir les infos qui vont avec, donc si vous voulez lui montrer mon message, elle se fera son opinion.

Pour finir, je ne sais pas si la certification est une bonne modalité pour atteindre cet objectif d’appropriation des règles et du vocabulaire, mais c’est ce que nous avons trouvé de moins mauvais, et ça fait 20 ans qu’on cherche.[…]

Voici donc ce que j’écrivais par mail à Mickael Andrieu le 7 novembre 2017.

Depuis il a regardé, il s’est lancé et il va passer l’examen bientôt. Par honnêteté, il a voulu faire un retour d’expérience détaillé avant de passer l’examen, de façon à ne pas être influencé.

Il a publié un article complet sur son expérience avec Opquast, je vous invite à le découvrir.

Et en attendant, j’espère qu’entre ce que je lui ai écrit en privé et ce qu’il a publié récemment, vous comprendrez mieux qui nous sommes, ce que nous faisons, et pourquoi et comment nous le faisons.

Certains d’entre vous décident de suivre la formation Opquast Maîtrise de la qualité en projet Web en autonomie. Pour ceci, ils peuvent commander directement la formation en ligne et s’inscrivent à un examen de certification à la date de leur choix.
Nous savons que certaines personnes préfèrent avoir une partie présentielle avant de se lancer dans la formation en ligne. Nous organisons donc régulièrement une formation d’une journée de sensibilisation en inter-entreprise qui vous permettra de vous familiariser avec la qualité Web avant de démarrer la formation en ligne.
La prochaine journée de sensibilisation aura lieu le 19 mars 2019 à Bordeaux. Pour vous inscrire, téléchargez le programme (PDF – 592ko) et renvoyez le coupon d’inscription. Opquast est un centre de formation enregistré au data-dock. Si vous avez besoin d’une prise en charge, cela ne devrait pas poser de problème, mais il faut faire la demande de prise en charge assez rapidement.

Le 27 février 2019, je donnerai une formation intitulée « Optimisez la qualité de vos sites » pour l’association WebAssoc. Webassoc.org propose à des membres d’associations humanitaires, de solidarité et d’environnement à se renforcer avec internet. J’ai vu passer plusieurs appels à bénévoles et j’ai finalement décidé de franchir le pas en proposant une intervention dédiée à la la qualité Web.
Nous avons déjà une vingtaine d’inscrits, avec des problématiques très diverses et très opérationnelles (refontes, choix d’outils, choix de prestataires…).

Je vous communiquerai les informations pratiques un peu plus tard. Si vous faites partie d’une association qui rentre dans le cadre couvert par WebAssoc, n’hésitez pas à vous inscrire. Si vous êtes un professionnel du Web et que vous avez envie d’être utile, contactez Webassoc.org de ma part. Je serais bien content que mes amis ergonomes, UX, experts accessibilité, sécurité, SEO, e-commerce proposent leurs services.

Détails pratiques :

  • Optimisez la qualité web de vos sites
  • Public : formation réservée aux associations humanitaires, de solidarité ou d’environnement
  • La formation devrait être accessible en vidéo live sur Périscope (Twitter)
  • Tarif : gratuit pour les associations humanitaires, de solidarité et d’environnement
  • Lieu : la formation aura lieu à l'< a href= »https://ecole-du-digital.com/campus/paris/ » class= »external » target= »_blank » title= »Campus de l’ESD Paris – Nouvelle fenêtre »>École Supérieure du Digital, 18bis Avenue de la Motte-Picquet, 75007 Paris, merci infiniment à Pierre-Édouard Schmitt et à son équipe, qui nous accueille amicalement à cette occasion