All posts by Élie Sloïm

Parmi les questions que vous ou votre agence allez devoir vous poser à la création d’un site, il y a la cible de votre site. C’est une question fondamentale : vous allez évidemment devoir déterminer à qui s’adresse votre site. Si vous oubliez ce travail d’identification des cibles et de leurs enjeux, vous risquez de passer à côté et de proposer un site qui sera mal adapté aux besoins de ses utilisateurs.

À ce stade, les principales erreurs que vous pouvez faire est d’identifier une ou plusieurs mauvaises cibles ou de mal les prioriser. Ce risque est réel, d’autant que beaucoup d’entre nous n’ont pas les moyens de faire travailler des spécialistes du marketing et de la recherche utilisateur.

Mais admettons que vous ayez correctement identifié une ou plusieurs cibles. Vous vous sentez en sécurité, vous allez peut-être créer des personae, des utilisateurs fictifs, des user stories. C’est là qu’intervient le piège majeur : il relève de l’excès de confiance. Vous risquez de considérer que votre site va s’adresser exclusivement aux cibles que vous avez identifiées dans les contextes d’usages que vous connaissez : les vôtres. Vous allez faire de vos futurs utilisateurs des archétypes. Et vous allez oublier que même parmi ces cibles, certains seront en bas débit, avec des lecteurs d’écrans, avec des navigateurs obsolètes, avec une CB expirée, une incompréhension du numérique, une maîtrise insuffisante de la langue. Au-delà de ces exemples immédiats, je pourrais multiplier ces contextes spécifiques à l’infini.

Tous ces cas particuliers ne sont pas des cas particuliers. Lorsque vous retirez de votre cible principale tous les utilisateurs placés dans des contextes spécifiques, toutes ces micro-cibles, vous arrivez à une espèce de longue traîne d’utilisateurs. Sur le Web cette longue traîne représente une immense partie de vos utilisateurs. Vous allez oublier plus largement que vous ne pouvez pas anticiper les besoins, contraintes, usages propres à chaque utilisateur, et sa façon de consulter vos contenus. Vous ne pourrez jamais savoir précisément et de façon exhaustive ce qui se passe de l’autre côté de l’écran. C’est impossible. Mais si vous savez qu’elle existe et que vous essayez d’en tenir compte quand vous concevez vos sites, vous courez nettement moins de risques. C’est à ce prix que vous atteindrez vos cibles.

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Tous les cinq ans, nous mettons à jour notre principale checklist et tous les contenus qui lui sont associés. Nous approchons maintenant de la fin du processus de mise à jour et nous avons de plus en plus de questions au sujet du renouvellement de vos certificats. Voici donc quelques explications. Pour savoir dans quel cas vous vous trouvez, vous devez regarder la date d’émission de votre certificat. Deux cas peuvent se présenter.

Certificat émis avant le 31 décembre 2017

Vous devez suivre de nouveau la formation et repasser l’examen. Les contenus de formation sont déjà disponibles et la campagne de certification 2020-2025 a déjà commencé. Pour ceci, vous pouvez utiliser votre CPF, commander sur la boutique ou demander à votre entreprise de faire une demande de prise en charge pour vous ou vos équipes. Si vous achetez la certification sur la boutique, vous avez droit à une réduction de 25%. Saisissez simplement le code de votre certificat (6 lettres ou chiffres). Attention, le code doit correspondre à votre certificat, pas la peine d’utiliser le code de quelqu’un d’autre, la vérification est systématique.

Certificat émis après le 1er janvier 2018

Pendant tout l’été 2020, à savoir du 21 juin au 21 septembre vous aurez la possibilité individuelle de mettre à jour votre certificat pour la version 2020 du référentiel. Vous aurez accès à un module de mise à jour. Celui-ci durera environ 1 heure et sera suivi d’un passage d’examen de mise à jour en autonomie. Nous sommes en train de traiter les derniers détails techniques.
À l’issue de cet examen de mise à jour, votre certificat sera mis à jour avec la version 2020 du référentiel. La date de votre certificat, sa période de validité, votre score et votre badge initiaux resteront inchangés. Il s’agit d’une démarche individuelle, que vous pourrez faire depuis votre espace personnel, sans passer par votre école ou votre entreprise.

  • Si votre certificat a été émis entre le 1er janvier 2018 et le 31 septembre 2019, le module de mise à jour vous sera mis à disposition au tarif de 40€HT (ou 48€TTC).
  • Si votre certificat a été émis après le 1er octobre 2019 ou si vous êtes encore en formation sur la version 3, le module de mise à jour vous sera mis à disposition gratuitement.

Dans tous les cas, si vous êtes concerné, nous vous enverrons un mail pour vous prévenir de la mise à disposition du module de mise à jour.
Bien entendu, si vous voulez améliorer votre score, obtenir un nouveau certificat pour cinq ans ou profiter de la nouvelle version de la formation avec tous les nouveaux contenus, vidéos et activités, vous pouvez d’ores et déjà vous lancer pour la formation complète avec le CPF, la boutique ou via votre entreprise. Cela va vous permettre d’actualiser vos compétences, d’avoir un nouveau certificat valable pendant 5 ans et un nouveau badge (qui sera bientôt prêt).

Voici la première partie du Webinar sur le télétravail que j’ai donné jeudi dernier à l’initiative de Bordeaux Entrepreneurs. Merci à eux pour l’invitation. Je viens de terminer les sous-titres, ils sont disponibles. Les deux autres parties arrivent.

Vos commentaires sont les bienvenus. Les deux autres parties arrivent bientôt 😉

Chez Opquast, nous sommes en train d’essayer de faire connaître les bonnes pratiques et la certification aux décideurs du secteur digital (ou numérique, dites comme vous voulez ^^). Nous avons donc commencé à envoyer des messages par e-mail et le premier truc que nous avons voulu faire, c’est d’informer directement les décideurs de la sortie de la nouvelle checklist 2020.

Pour l’occasion, nous avons donc décidé de remettre en forme les checklists au format PDF en français ET en anglais. Les voici en téléchargement libre (20 pages, 4,5Mo environ):

Bon, voilà, je pense qu’il est temps que ça soit au moins connu des principaux intéressés. Si vous avez la possibilité de faire circuler les fichiers ou les liens vers ces fichiers, ce serait très sympa (et vraiment utile). Et si vous avez reçu un mail marketing de ma part, sachez c’est pour la bonne cause ;).

Certaines évidences sont très difficiles à accepter, au point que tout un secteur d’activité peut être pratiquement dans le déni. Ce que le secteur refuse d’entendre tient en quelques mots : un site Web ça coûte très cher. Ça coûte très cher à concevoir, ça coûte très cher à produire, ça coûte très cher à maintenir et à faire vivre. Ça mobilise des compétences diverses et nombreuses, des spécialistes ayant des compétences rares et précieuses, sur des métiers qui mettent des années à s’apprendre et qui demandent une veille permanente. Les sites doivent être simples pour les utilisateurs mais obtenir cette simplicité apparente met un temps fou. Les sites Web impactent les processus, ils exigent des contenus et même des micro-contenus. Et sur tous ces aspects il est non seulement possible mais probable de se tromper. Alors, c’est pour cela qu’il existe des bonnes pratiques qualité, des référentiels accessibilité, des optimisations de performance, des obligations sur les données personnelles, des règles de sécurité. Et ça aussi, ça coûte cher. Sauf que comme tout le secteur, clients comme prestataires, techniciens comme rédacteurs, ont tendance à minimiser les coûts, les compétences et les temps de travail… En conséquence, le temps dédié à l’assurance qualité n’est pas non plus financé. Heureusement, ça commence à changer. Pour que tout le secteur sorte du déni, il faut le dire, le hurler même, parce que cela change tout : le web c’est cher.

Cet édito est proposé dans le numéro 69 de la newslettter mensuelle Opquast. Vous pouvez accéder aux archives et vous inscrire.

Récemment, nous avons publié un changelog avec la liste des bonnes pratiques modifiées, supprimées et ajoutées dans la checklist 2020. Mais ce changelog ne serait pas complet sans une présentation d’une des évolutions majeures de cette version, à savoir les thématiques et les tags. Voici donc un billet qui va vous permettre de comprendre pourquoi et comment nous avons fait évoluer ces éléments.

Depuis plusieurs années, nous avions un système de thématiques plutôt efficace, avec des rubriques assez signifiantes, un classement par ordre alphabétique et une répartition des bonnes pratiques dans ces thématiques par ordre de numérotation croissante. Nous commencions ainsi avec la rubrique alternatives (bonnes pratiques numéro 1 à 10) puis code (bonnes pratiques 11 à 25), puis contact (bonnes pratiques 26 à à 31), etc.

Je pense que ce fonctionnement convenait à peu près à tout le monde. Mais j’avais repéré un certain de nombre de problèmes.

Tout d’abord, il faut savoir que le maître mot qui nous obsède depuis la création du principal référentiel Opquast est « appropriation ». Rien ne sert de créer des checklists si elles sont perçues comme complexes, techniques, dures à appliquer, ou dédiées à un sujet spécifique. Et le précédent classement était particulièrement sujet à ce genre de fausses interprétations. Qu’en en juge : nous avions une checklist qualité qui commençait par deux rubriques nommées « alternatives » et « code ». Autrement dit, les 25 premières bonnes pratiques étaient exclusivement dédiées à des sujets techniques, complexes, ou concernant spécifiquement l’accessibilité. Ce défaut selon moi majeur était particulièrement visible dans le livre Qualité Web. Combien de personnes se sont dit « encore un référentiel technique » en lisant les premiers chapitres du livre avant d’arriver à la rubrique contact et à la règle « Le site propose au moins un moyen de contact » ? Vous le sentez, à cet instant, le soupir de soulagement, pour le commun des mortels, pas forcément très à l’aise avec la technique ?

Seulement voilà: A comme Alternatives et C comme Code sont en début d’alphabet. Vous avez donc les éléments du problème. Et c’est là, que j’arrive avec ma fourberie habituelle, et que je déclenche un gros chantier avec Laurent Denis de reclassement, de regroupement et de manipulation de thématiques. L’objectif étant d’avoir des thématiques pertinentes, en nombre limité, avec des premières thématiques utiles, compréhensibles, et qui n’évoquent pas spécifiquement un sujet spécifique comme l’accessibilité.

Nous avons un peu souffert et effectué de très nombreux essais, et voilà ce que ça donne :

  1. Contenus
  2. Données personnelles
  3. E-Commerce
  4. Formulaires
  5. Identification et contact
  6. Images et médias
  7. Internationalisation
  8. Liens
  9. Navigation
  10. Newsletter
  11. Présentation
  12. Sécurité
  13. Serveur et performances
  14. Structure et code

Dans le détail, là où nous avions une thématique commune « sécurité et confidentialité, vous noterez l’apparition de la thématique spécifique « Données personnelles », reflétant l’importance de ces enjeux. À l’inverse, nous avons fait le choix de regrouper les enjeux essentiellement similaires des thématiques « alternatives » et « animations et multimédia » dans une entrée commune, « Images et médias ». La même démarche de rapprochement nous a conduit à réunir « Identification et contact ». Pour le reste, nous avons essentiellement conservé ce qui ne nécessitait pas d’être réparé 😉

Je vais être direct : je surkiffe ces thématiques. Voici pourquoi.

  • Le référentiel commence par les thématiques contenus et données personnelles
  • Toutes les rubriques sont essentielles et parlantes
  • Les thèmes transversaux (écoconception, accessibilité…) sont ben euh… transversaux
  • Les trois grosses thématiques techniques arrivent à la fin.

Les tags

Vous verrez en consultant la checklist que nous avons également décidé de regrouper les phases de conception et de limiter le nombre de tags : nous avons ainsi fusionné les phases de prototypage et de maquettage graphique sous un seul tag « Conception ». De la même façon nous avons regroupé intégration et développement sous le tag « développement ». Enfin, un tag « rédactionnel » vient terminer la répartition par phase projet.

Voilà, il y aura peut-être encore quelques modifications de tags à la marge, mais la direction est fixée, les thématiques sont pratiques et claires, nous voilà partis pour quelques années.

Après les extensions Drupal et WordPress, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de l’extension Opquast pour SPIP. Cette extension a été proposée et développée par Nicolas Dorigny. Historiquement, nous sommes très proches de la communauté SPIP, je suis donc particulièrement content de pouvoir vous annoncer cette sortie.

Depuis que nous avons décidé de mettre de côté le développements d’outils en interne et nous concentrer sur la formation et la certification, la communauté a repris la main en proposant ses propres outils et développements. Aujourd’hui, ce nouveau module pour SPIP vient s »ajouter aux précédents et nous commençons à couvrir un bon bout des CMS du Web. Pour ces différents CMS, nous n’avons pas encore les bonnes pratiques et les fiches de la version 4 mais ça ne devrait pas tarder. Vous pouvez d’ores et déjà les installer, et ils seront mis à jour rapidement.

En ce qui concerne les aspects fonctionnels pour l’instant les tests se font de manière manuelle, mais je pense que d’ici un an ou deux on devrait pouvoir faire émerger de nouvelles fonctionnalités de test automatiques (via des API ou en lien avec d’autres outils).

Voici une capture du module en action :

Capture du module SPIP opquast - liste des bonnes pratiques et check possible

Pour télécharger le module c’est sur l’espace Git des contributions SPIP.
Merci encore à Nicolas Dorigny et à la communauté SPIP.

Depuis quelques mois, il est possible de demander la prise en charge de la formation Opquast via le compte personnel de formation. Pour ceci, il faut se rendre sur l’application proposée par la caisse des dépôts et consignations et faire une demande. Pour commencer, comme vous êtes quelques uns à demander et vu la difficulté à utiliser le moteur de recherche du site du compte personnel de formation, j’ai décidé de commencer ce billet avec un gros bouton pour aller directement sur le lien de la formation 😉.

Ci-dessous, le gros bouton susdit.

Demande de prise en charge « Maîtrise de la qualité en projet Web »
sur le site du Compte Personnel de formation

Cette possibilité est offerte depuis plusieurs mois et vous êtes beaucoup à vous être lancés par ce biais. Après quelques mois de recul, nous avons appris à nous servir de la plate-forme proposée par l’état et nous avons affiné nos processus. Pour l’instant, c’est très pratique pour tout le monde, et c’est un vrai progrès pour l’accès à la formation.

Le principal problème que nous avons eu à traiter concerne les personnes qui font une demande de formation mais qui ne trouvent pas le temps de se lancer ou qui prennent du retard par rapport aux dates prévues initialement.

Alors, pour être clair, nous sommes humains et nous savons que la procrastination guette chacun d’entre nous (ce billet a d’ailleurs failli être écrit demain*). Nous sommes donc habitués à prolonger les accès à la formation sans poser de questions, et cela nous semble tout à fait normal. En revanche, dans le cas des prises en charge via le CPF, lorsque vous ne suivez pas la formation dans les dates imparties nous nous retrouvons dans l’incapacité de facturer la formation.

C’est très rarement le cas pour les personnes qui commandent directement en ligne. Qui sait, peut-être que le fait que la formation soit prise en charge et que stagiaire n’ait rien à payer diminue l’engagement.

Quoi qu’il en soit, nous demandons maintenant aux personnes qui font une demande avec le CPF de s’engager effectivement à suivre la formation, à réserver une date pour l’examen et à assumer le risque d’être facturé personnellement si Opquast est dans l’incapacité d’arriver au bout du processus administratif du fait du candidat.

Ne soyez donc pas surpris si vous recevez une demande de ce type de notre part. Nous serons ravis de vous avoir parmi nous, mais nous avons besoin d’être sûrs de votre engagement. Merci d’avance de votre compréhension.

* Ce qui aurait évité une publication le premier avril, mais bon, passons 😉

Pour une fois, nous allons nous éloigner un peu de la qualité Web pour évoquer un sujet d’actualité : le télétravail. Il se trouve que Opquast est une entreprise 100% télétravail depuis sa création en 2000. Tout au long de ces années, j’ai échangé avec beaucoup de salariés, de freelances, de chefs d’entreprises… Voici quelques observations. Tout d’abord, le principal mot-clé pour comprendre les enjeux du télétravail est le mot confiance. Confiance entre collègues. Confiance envers le management de la part des salariés. Confiance envers les salariés de la part des managers. Et comme avoir confiance les uns dans les autres n’est pas à la portée de tout le monde, le télétravail n’est pas si simple que ça à mettre en place. Deuxième remarque, le télétravail vient heurter la culture du contrôle. C’est la raison pour laquelle certains managers préfèrent garder une illusion de contrôle dans un open space plutôt qu’une perte de contrôle en télétravail. Et à mon sens, les managers sont l’un des grands blocages. Pour finir, la culture de la confiance ne concerne pas que les relations internes à l’entreprise. La transformation numérique (ou digitale) suppose l’utilisation généralisée de moyens de communication à distance. Comment imaginer travailler en confiance avec des clients et fournisseurs alors qu’on est incapable de le faire avec des collègues ? Le télétravail est une étape fondamentale et quasiment obligatoire dans la transformation des organisations. Les entreprises full remote le disent, et depuis longtemps. Mais c’est en train de se passer, car il n’y a pas le choix. Certains de mes amis chefs d’entreprise m’ont quelquefois dit : on voit ce que tu fais chez Opquast, mais nous ne savons pas le faire, ou c’est impossible chez nous. Ces dernières semaines, beaucoup d’entre eux sont à pied d’œuvre et dans l’ensemble, cela va se passe plutôt bien. Alors : oui, c’est déstabilisant. Non, ce n’est pas si facile que ça. Et ce n’est pas forcément idéal pour tout le monde. Mais les blocages ne sont pas forcément où on les croit. Ce sujet mérite peut-être mieux qu’un édito. Si une vidéo ou un article vous intéressent, laissez vos commentaires.

Nous venons de mettre à jour le quiz rapide proposé sur le site Opquast.com. Nous vous proposons de répondre à dix questions sur la qualité Web ou sur les bonnes pratiques. Les questions sont tirées au hasard. L’objectif est de vous donner une aperçu des sujets abordés dans la formation certifiante Opquast « Maîtrise de la qualité en projet Web ». Cette nouvelle version a été mise à jour en fonction du nouveau référentiel. Elle a été agrémentée d’une vidéo de présentation et de conclusion. La peinture est encore fraîche, faites signe si vous trouvez des trucs à corriger.

Comme précédemment, vous obtenez vos résultats immédiatement, vous pouvez saisir votre adresse email pour recevoir un corrigé et vous pouvez choisir de vous inscrire à la newsletter mensuelle Opquast.

Allez hop, c’est parti pour un quiz rapide de 10 questions.