Le numéro 126 de notre newsletter de veille sort ce vendredi 27 février 2026. Voici l’édito de cette édition. Pour vous abonner, vous désabonner ou accéder aux archives, consulter la page newsletter.
L’IA nous place au cœur d’une évolution majeure. Chaque semaine arrivent de nouveaux usages, de nouvelles possibilités. De nouveaux risques, également. Dans un tel contexte instable et rapide, il est parfaitement normal d’être inquiet et, face à l’inquiétude, il y a plusieurs façons de réagir. En ce qui me concerne, la dernière fois que j’ai été aussi stupéfait d’une évolution technologique, c’est quand j’ai découvert le web à la fin des années 1990. J’étais formidablement enthousiaste. Il faut bien le reconnaître, je n’avais vu que les opportunités et je n’avais pas vraiment vu les risques du web.
Cette fois-ci, avec l’arrivée de l’IA dans les sphères professionnelles, personnelles, sociales et politiques, je les vois bien, les risques : développement de faux contenus, augmentation de l’impact environnemental du numérique, basculement en ligne d’une partie des activités marchandes, uberisation, dépendance à des acteurs monopolistiques, souveraineté, exclusion, inaccessibilité, fraudes, exploitation, nivellement par le bas. Maintenant, amusez-vous à passer ces risques en revue : ce sont finalement les mêmes que ceux associés au développement du web. Autrement dit, le web n’a pas attendu l’IA pour avoir tous ces effets négatifs.
Mais cette fois-ci, je veux aussi voir les effets positifs.
Pour beaucoup, l’IA, sur le plan personnel ou professionnel, c’est la possibilité d’écrire sans faute d’orthographe, de parler à des personnes étrangères, de produire des choses qu’on aurait été incapable de développer il y a quelques mois, de s’inclure alors que l’on était exclu.
Et puis, il y a autre chose, directement reliée à mon activité professionnelle. Dans le domaine professionnel de la qualité, de l’accessibilité. Pour la première fois, nous avons la possibilité d’utiliser l’IA pour consolider nos sites et nos applications, pour piloter nos parcs, pour créer des tests unitaires, pour avoir enfin le temps de fignoler.
Alors, je ne sais pas si nous allons être capables de faire moins, mais au moins, je pense que nous allons être en mesure de faire mieux.