“La qualité Web, c’est un travail d’équipe !” Rencontre avec Claire Pommereau, experte en projets numériques au Ministère de la Transition écologique

Claire Pommereau est experte en projets numériques au sein de la Direction de la communication des ministères de la Transition écologique, de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et de la Mer.

Rassemblant des compétences de gestion de projet et de développement, elle travaille en lien avec la DSI, les pôles éditorial et graphique de la Dicom. Alors que toute l’équipe numérique est certifiée ou en cours de l’être, elle revient sur l’importance et l’intérêt de suivre la formation de manière collective mais aussi et surtout de l’organiser en rassemblant différents profils et métiers du Web.

Quel est votre rôle au sein de ce pôle numérique interministériel ?

Notre mission globale consiste à animer et maintenir les portails de chaque ministère. En ce qui me concerne, il y a d’abord un volet de gestion de projet classique, qui consiste à planifier, tenir les délais, faire en sorte de garder le tempo sur beaucoup de sujets en parallèle. Ensuite, il y a un volet d’accompagnement d’experts extérieurs, qui interviennent sur des compétences non internalisées, comme l’accessibilité, le référencement, la rédaction SEO, etc.

Vous êtes en train de terminer la certification. Comment avez-vous découvert Opquast ?

J’ai découvert Opquast par l’intermédiaire de mon manager, qui a prévu la formation systématique de toutes les nouvelles recrues de l’équipe numérique. Au sein de mon équipe, tout le monde a été formé, ou est en train de l’être, et il a été décidé de le proposer également aux pôles éditorial et graphique. La session à laquelle j’ai participé regroupait ainsi des profils très variés : développeurs, webdesigners, chefs et projets et rédacteurs.

Comment s’est passée la phase de formation ?

Elle a été très bien accueillie par toute l’équipe. Elle nous a permis d’échanger sur le fond des projets, sur le sens que chacun y met, chose que nous n’avons jamais le temps de faire, même si tous nos projets font collaborer des compétences transverses. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est de l’avoir fait avec d’autres profils. C’est le fondement de la démarche Opquast que de penser le Web comme un ensemble de métiers, de techniques qui ont toutes leurs spécificités mais reposant sur une culture commune. Je recommande vivement celles et ceux qui passent la certification en groupe de mixer le plus possible les compétences pendant les sessions de formation.

Quels sujets ont par exemple particulièrement retenu l’attention de tous ces profils ?

L’accessibilité, par exemple. Je ne pensais pas que les rédacteurs et les graphistes y seraient aussi sensibles car ce sujet est assez complexe techniquement. Mais la formation offre une bonne vulgarisation , qui le rend concret et important pour tout le monde. On a visionné par exemple ensemble un film dans lequel une personne en situation de handicap navigue sur l’écran, et où l’on voit ses difficultés. Cela replace la notion d’utilisateur au coeur de notre métier et démontre l’impact de notre travail sur son expérience. Cela nous a permis d’avoir des discussions extrêmement intéressantes, pas sur nos technicités distinctes, mais sur l’impact de nos actions à tous, en tant que professionnels du Web.

Le fait de mélanger des profils n’a donc pas empêché tout le monde d’avancer à son rythme ?

Non, tout le monde y a adhéré car tout reste techniquement très accessible. Cela nous a permis de nous ouvrir les uns aux autres, sans s’enfermer chacun dans sa technicité. Il y a certes une partie où les développeurs sont plus à l’aise, évidemment, mais ça n’empêche pas de s’y mettre et de suivre jusqu’au bout.

Ce que j’aime bien, c’est que cela ouvre le numérique, cela le décloisonne. On est en 2020 et tout le monde devrait avoir cette sensibilité, ce socle de connaissances de base. Les plus jeunes qui sont nés avec les réseaux sociaux l’ont peut être intégré plus naturellement. Mais c’est très positif d’ouvrir cette culture à tout le monde, de ne pas avoir d’un côté les gens qui savent, qui sont à l’aise et de l’autre ceux qui ont peur de ne pas savoir… Le Web, ce n’est pas juste de la technique, c’est une culture, un usage qui doit être développé pour tout le monde.

Quels aspects de la certification vous semblent les plus utiles au quotidien ?

Le concept de formalisation via la check-list est vraiment bon. Il introduit de la méthode et ça permet de se donner confiance dans les choix que l’on fait. Si on prend la décision de ne pas mettre en place une bonne pratique, c’est le fruit d’un choix mûri et conscient. On est plus juste dans l’intuition : on sait que l’on fait comme il faut ou pas, et on est capable de faire trancher les décideurs en toute conscience et en toute connaissance de cause. Cela nous permet de jouer pleinement notre rôle de conseiller. La check-list est en cela un outil d’aide à la décision très efficace.

Quelle est la chose la plus importante que vous retenez ?

Que la qualité Web, ce n’est pas que de la technique, mais beaucoup de bon sens. En nous confrontant avec d’autres profils, cette formation nous permet de retrouver du sens, de lever les yeux, de réfléchir, d’échanger et de définir une ligne de conduite partagée. Cela nous a fait prendre conscience que la qualité Web, c’est un travail d’équipe !

Si le témoignage de Claire vous a convaincu, voici les prochaines étapes pour devenir certifié Opquast ou faire certifier vos équipes :