Spécialistes et généralistes (vidéo)

Par Élie Sloïm, le 4 décembre 2019, dans .

Il y a deux ans, nous avions tourné une série de vidéos pour la plateforme de formation Opquast. L’une de ces vidéos n’a jamais été mise en ligne. J’y parle de la relation entre les compétences généralistes et spécialistes.

Petit-fils de médecin généraliste de campagne, j’ai toujours entendu parler de mon grand-père Abraham « André » Cukier comme un diagnostiqueur exceptionnel. Son travail quotidien, comme tout médecin de campagne était de soigner les gens lorsque ses compétences le lui permettaient et que les problèmes de ses patients le nécessitaient. Dans certains cas, il pouvait éventuellement les aiguiller vers des spécialistes.

À aucun moment mon grand-père ne se sentait au-dessus ou au-dessous des spécialistes, il faisait juste son travail et il avait un besoin vital des spécialistes. Alors, oui, généraliste, c’est moins prestigieux, ce n’est pas ce que choisissent les meilleurs aux concours de médecine, c’est souvent moins bien payé, mais ça demande des compétences considérables.

Dans la médecine, le tronc commun dure 9 ans, et tout le monde le suit. Dans le Web nous prétendons qu’en quelques heures, il est déjà possible de se doter d’un socle contenant quelques éléments communs. Bien entendu, je parle de notre formation certifiante, nécessaire à coup sûr, suffisante pour certains métiers.
Alors voilà, même si vous êtes commercial, même si vous n’avez pas un profil technique, même si vous êtes développeur back ou manager, êtes-vous capable de prendre ces quelques heures de travail généraliste quand certains prennent plusieurs années ?

Et voici la vidéo. Puisque je ne retire pas un mot de ce qui y est dit, autant vous en faire profiter 😉

(Transcription de la vidéo)
Alors dans cette vidéo, je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, sur la question des généralistes des spécialistes. Et je vais aussi parler de la question qui est indirecte : la question du jargon dans les métiers comme le nôtre, les métiers du web.

Alors on va commencer par une analogie. – c’est juste une analogie – avec le secteur de la médecine. Dans le domaine de la médecine, vous avez plein de spécialistes, des cardiologues, des rhumatologues, des podologues, des dentistes, voilà, des gens qui ont des spécialités. Et puis vous avez des médecins généralistes. Ces gens là, en fait ont suivi un cursus commun. Ils ont eu un tronc commun. On essaie de développer deux choses qui sont fondamentales : d’une part des spécialités, mais aussi des gens qui sont capables d’avoir des compétences transversales. Et tout ce petit monde se doit d’avoir un vocabulaire commun parce que si vous commencez par aller voir directement un cardiologue et bien il ya une chance que même si jamais vous avez un problème au pied il vous trouve un problème au coeur. Ça c’est le premier risque.

Deuxième chose, il faut que le cardiologue sache quand même un peu comment travaille un généraliste et qu’il soit capable de regarder globalement pour pas rester sur son domaine. Alors j’arrête là l’analogie, si vous voulez, l’idée c’est de voir ce qui se passe sur le web. Comment est ce qu’on fait pour faire travailler ensemble des développeurs, des graphistes qui n’ont pas du tout les mêmes formations, des gens qui produisent des contenus qui n’ont pas non plus les origines ni les mêmes enjeux, des gens qui font du e-commerce des gens qui font du commercial, du marketing. Tout ce petit monde travaille sur le site internet. Et la question est « quelle est la culture transversale de ces gens là ? » Est-ce qu’ils ont une dimension spécialisée ? Pas de problème, il y en a plein des spécialistes sur le web. Tout le monde est rapidement spécialiste. En revanche, qu’est ce qui nous rassemble ? C’est quoi la culture commune ? Et surtout : « Est ce que cette culture commune est stable ? »

Alors on n’aura pas la prétention avec Opquast de vous fournir une culture commune absolue qui dure de manière indéfinie. En revanche à travers les bonnes pratiques qualité web et les risques côté utilisateur, on arrive quand même à dégager un socle de connaissances transversales. Et ce qui va se jouer, en fait par exemple si vous êtes développeur, c’est que vous compreniez les bonnes pratiques de l’ergonome où les bonnes pratiques du graphiste et pourquoi il fait quelque chose, pas comment il fait quelque chose, pourquoi il fait certaines choses ? Et puis autre chose si vous êtes par exemple un graphiste, que vous compreniez pourquoi un développeur fait d’autres choses, que vous compreniez les risques des autres. C’est ça qui se joue. On sait que vous avez facilement des compétences spécialistes maintenant comment est ce qu’on fait pour que vous ayez tous une culture commune, un socle transversal, généraliste. Et là on a suffisamment de recul pour vous dire que si vous travaillez sérieusement sur ce parcours, vous allez voir, vous allez monter sur vos compétences génèralistes, vous allez monter sur vos compétences transversales et ça a vraiment de la valeur dans le projet web.

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