Dessine-moi un mouton 2.0

Par Élie Sloïm, le 8 novembre 2006, dans .

J’ai le plaisir de vous faire part de l’ouverture d’un blog collectif sur le thème du Web 2.0. Il s’appelle Dessine-moi le Web 2.0, et a été ouvert le lundi 6 novembre. Le principe est simple, il s’agit de regrouper des réflexions proposées par différentes personnes intéressées par le sujet. Pour lancer le projet, Manuel Diaz, Alexis Mons, et j’imagine une bonne partie de la bande de GroupeReflect (partenaires du projet Opquast, en passant), ont posé quatre questions à différents bloggeurs et experts :

  • Qui êtes vous et quel est votre rapport avec le web 2.0 ?
  • Si vous deviez expliquer le web 2.0 à tout un chacun, qu’est-ce que vous diriez ?
  • Qu’est ce que représente le web 2.0 dans le monde d’aujourd’hui, quel impact sur la société, l’économie, la technologie et autres ?
  • Le web 2.0, et après ?

Et ces quatre questions ont été posées à François Nonnenmacher, à Tristan Nitot, à Hubert Guillaud, à Fred Cavazza, à Carlos Diaz, David Guillocheau, Bertrand Duperrin et je pense que ça va continuer dans les prochaines semaines, mois, années, je leur souhaite en tous cas.

Les quatre questions ci-dessus m’ont également été posées. Vous le savez, je suis assez réservé sur l’utilisation du terme 2.0, et je suis extrêmement dubitatif sur la notion de rupture technologique qu’il induit. C’est la raison pour laquelle je me suis véritablement amusé à me livrer à cet exercice. Et pour une fois, je vais m’auto-citer (on est jamais si bien servi que par soi-même ;-). Voici donc quelques extraits :

Ces formidables outils technologiques permettent en 2006 à certains techniciens de créer des interfaces riches, lourdes et le plus souvent inaccessibles. Il est donc essentiel de pointer la différence avec la technologie flash, qui permettait quant à elle de créer des interfaces riches, lourdes et le plus souvent inaccessibles, mais en 1996. Nuance. 😉

Quels que soient mes doutes et mes réticences, le concept est absolument fondamental. Il a permis de mettre un nom générique sur des idées et des modes de pensée complexes. Je me sers du concept au quotidien, pour réfléchir. C’est un concept bidon, génial et rentable. Tout pour plaire en somme.

D’un point de vue sociétal, le Web 2.0 va avoir des conséquences majeures et sans doute désastreuses sur la maîtrise des données personnelles qui les concernent par les individus. La traçabilité quasi infinie des services en ligne est un des revers de la médaille 2.0. Cette traçabilité fantastique et effrayante provoquera sans doute tôt ou tard l’émergence de lois qui tenteront de rendre aux individus la maîtrise de leurs données personnelles.

La vente de papier et la santé du business, qui se nourrissent l’un de l’autre, sont tous deux des vecteurs qui popularisent les concepts évoquant la rupture. Nouvelle économie il y a quelques années, Web 2.0 en 2006, nous assistons au même mouvement : faire passer pour des ruptures des phénomènes à évolution continue.

Bon, si vous en voulez encore, ma réponse aux quatre questions est sur « Dessine-moi le Web 2.0 »

3 commentaire(s)

  1. "Il est donc essentiel de pointer la différence avec la technologie flash, qui permettait quant à elle de créer des interfaces riches, lourdes et le plus souvent inaccessibles, mais en 1996"

    Très bon, j’adore 😀 j’ai apprécié ton article. Ceci dit ça devient vraiment pénible cette 2.0-mania…

  2. Initiative tellement intéressante que l’on parle de vous sur b-r-ent.com le blog des managers intranet pour Blog, RSS et Entreprises…

    Web 2.0 c’est aussi cela: l’énergie virtuelle du changement (d’où b-r-ent ;-)) car le web 2.0 quand on l’intègre dans l’entreprise on se rend compte que des comportements, des process, des projets peuvent sensiblement changer, s’améliorer, délivre encore plus d’énergie et de travail en collaboration le tout dans l’intérêt de l’entreprise mais aussi du collaborateur qui s’enrichi par l’usage de ces nouveaux outils Blog, RSS, Ajax etc… venez sur notre blog: on en parle tous les jours.

    Cheers,
    Gil

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