Exclusion numérique et société « digitalisée », conférence par Véronique Lapierre

Par Élie Sloïm, le 6 décembre 2019, dans .

Véronique Lapierre alias Webetcaetera a donné une conférence intitulée « Exclusion numérique et société « digitalisée », les enjeux pour le design d’interface et de service » à BlendWebMix le 13 novembre 2019. Outre que la présentation cite les bonnes pratiques Opquast parmi les moyens d’agir, il y a bien d’autres raisons de prendre le temps de la visionner.

En tant que professionnel du Web, il est à la fois très facile de se bercer d’illusions en croyant travailler pour un utilisateur moyen et très difficile de comprendre la diversité de ce qui se passe de l’autre côté de l’écran.

Lorsque l’on vous parle de diversité des contextes utilisateurs, la tentation est forte de résumer à certains contextes particuliers, notamment ceux qui concerne l’accès au numérique par les personnes handicapées. C’est un point fondamental mais ce n’est pas le seul. La réalité est infiniment complexe et, comme vous pourrez le découvrir dans la première partie de la conférence, le nombre de personnes exclues du Web et du numérique est énorme. À moins de limiter sa réflexion à certaines catégories d’utilisateurs, il faut donc réfléchir en prenant en compte l’ensemble des utilisateurs, sans les ranger dans une catégorie spécifique.

C’est ainsi qu’une personne handicapée de langue française qui souhaite commander en ligne peut se retrouver dans une situation strictement comparable à celle d’un migrant en cours de demande d’asile dans l’incapacité de comprendre ce qui lui est dit en ligne ou à celle d’une personne âgée dans l’incapacité de faire une démarche en ligne, une demande d’aide, par exemple.

En tant que professionnels du Web, nous pouvons et nous devons travailler pour tous. Nous avons le devoir de chercher ce qui se passe de l’autre côté de l’écran. Nous devons nous habituer à prendre en compte l’autre dans sa complexité. Mais le dire ne suffit pas. Même si l’intention est bonne, ce choix ne peut pas se limiter à une déclaration d’intention. Ce n’est pas automatique. Ce n’est pas intuitif. Il y a des modèles, des méthodes, des outils, des standards qui peuvent nous aider au quotidien.

Chez Opquast, notre mission est de plus en plus claire : faire en sorte que tout le monde prenne cela en compte. Que ce soit le cas tout le temps, partout, sur tous les sites et dans le monde entier est sans doute illusoire. En revanche, faire en sorte que tous les professionnels du Web en prennent conscience et faire en sorte qu’ils fassent un premier pas dans la bonne direction serait déjà pas mal.
C’est ce que nous faisons avec notre formation certifiante et ce n’est que le début.

Si le sujet vous intéresse, visionnez la conférence de Véronique Lapierre à Blend et profitez-en pour découvrir l’article de Laurent Naudier paru le 3 décembre sur 24 jours de Web : « Pour un web plus inclusif : quelques pistes pour réduire les inhabiletés numériques »