groupe Reflect utilise Opquast

Par Élie Sloïm, le 14 février 2006, dans .

Nous le mesurons chaque jour un peu plus, la liste de bonnes pratiques Opquast est en train de faire tout doucement son chemin dans les organisations. Pour la société Temesis, c’est un travail de très longue haleine. J’ai souhaité faire de ce petit billet d’humeur un point d’étape sur l’avancement de notre démarche.

Lorsque j’ai proposé la liste initiale de 190 bonnes pratiques il y a maintenant presque trois ans, je travaillais depuis déjà 1999 sur le sujet de la qualité des sites Web, et j’avais déjà publié une bonne cinquantaine d’articles sur le sujet. Mes relations professionnelles me faisaient souvent remarquer que le sujet que je traitais était certes pertinent, mais qu’il manquait notoirement d’outils opérationnels.

L’outil d’auto-évaluation publié pour la première fois en mai 2000 sur Temesis.com et mis à jour en septembre 2003 répondait certes un peu à ce besoin, mais avec le recul, je me suis rendu compte qu’il était largement insuffisant.

A l’heure actuelle, je ne sais pas encore dire si les énormes difficultés que j’ai eu au cours des années 2000-2003 à faire comprendre l’intérêt de mettre en place des démarches qualité organisées sur les sites Internet étaient dues :

  • à mon incapacité à les faire comprendre ;
  • au manque d’outils opérationnels ;
  • au manque de maturité du marché.

A l’heure actuelle, j’aurais tendance à répondre : les trois.

La particularité du travail collaboratif mené pour l’élaboration des bonnes pratiques Opquast, puis de la mise en place de l’outil Mon-Opquast réside dans sa capacité à répondre à ces trois nécessités.

  • Opquast permet de faire comprendre ce qu’est la qualité Web
  • Mon-Opquast est un outil opérationnel.

Quant à la maturité du marché, il semblerait qu’Opquast y contribue ; de façon très modeste certes, mais de façon croissante et régulière. Partout où nous allons, le projet Opquast est connu et reconnu, souvent par des gens qui ignorent tout du travail théorique qui a conduit à sa mise en oeuvre. Des grands comptes ou des collectivités intègrent les bonnes pratiques dans leurs appels d’offres et surtout, surtout, des signes très intéressants commencent à apparaître du côté des agences Web.

Je prendrai aujourd’hui l’exemple de l’agence Web groupe Reflect, qui a choisi de puis quelques mois de soutenir le projet Opquast en devenant partenaire. groupe Reflect intègre maintenant le respect des bonnes pratiques Opquast comme un élément majeur de son offre. Ce n’est certes pas un hasard, car les personnes qui ont poussé ce projet au sein de l’agence s’intéressaient aux travaux de Temesis depuis sa création en 2000.

A l’évidence, Opquast et Mon-Opquast ont comblé un manque. Lorsque des professionnels, qu’ils soient donneurs d’ordre ou producteurs de sites Web, commencent à mettre Opquast au même niveau que des spécifications internationales, il me semble que nous sommes sur une dynamique fort intéressante.

Faut-il aller plus vite ?

Qualiticien de formation, mon expérience de terrain m’indique qu’il est inutile de tenter d’imposer les démarches qualité aux professionnels. On l’a perdu de vue depuis un bon moment, notamment pour des raisons liées à l’importance économique de la certification : toutes les démarches qualité étaient au départ des démarches volontaires, librement consenties, et c’est à ce prix qu’elles n’étaient pas subies, mais véritablement appropriées au niveau opérationnel.

En ce qui concerne Opquast, cela m’indique que le chemin sera encore très long. Soyez-en certains : nous n’allons certainement pas tenter de vous imposer cette liste de bonnes pratiques, ce serait une erreur considérable de notre part. En revanche, si vous souhaitez l’utiliser, les bonnes pratiques sont disponibles et l’outil pour les mettre en application également. Les professionnels feront le reste mais tout m’indique que les choses avancent. Ni trop vite, ni trop lentement, mais sûrement.

Elie Sloïm
Fondateur du projet