Le numéro 125 de notre newsletter de veille sort ce vendredi 30 janvier 2025. Voici l’édito de cette édition. Pour vous abonner, vous désabonner ou accéder aux archives, consulter la page newsletter.
Depuis des années, le monde de la formation a basculé dans une approche centrée presque exclusivement sur les compétences. Vous devez avoir un certain nombre de connaissances qui vous permettent de savoir faire des tâches. Celles-ci vous permettent d’exercer un métier, dans des organisations qui en ont besoin.
Jusqu’ici tout va bien, mais l’intelligence artificielle arrive. Comme le tracteur dans l’agriculture, ou la machine-outil dans l’industrie, elle a besoin d’énergie pour fonctionner. Elle détruit des métiers, elle rend beaucoup de savoir-faire obsolètes et bien sûr elle fait émerger d’autres métiers, d’autres savoir-faire. Selon moi, pas autant qu’auparavant, mais c’est un débat éternel entre les tenants de la destruction créatrice et les autres dont je fais partie.
Revenons au secteur numérique : nos métiers évoluent très vite. Ce qui se dessine, c’est que lorsqu’apparaît le besoin d’un outil ou d’une fonctionnalité, nous allons avoir de moins en moins besoin de personnes qui savent véritablement les développer, en produire le code. Nous allons en revanche avoir de plus en plus besoin de personnes qui savent demander des développements à des agents d’intelligence artificielle.
Nous avons donc besoin de personnes qui maîtrisent le vocabulaire et les exigences de qualité des utilisateurs pour formuler des demandes pertinentes. Nous avons besoin de professionnels qui savent évaluer ce que des agents d’IA leur livrent. Autant vous dire que l’approche transversale d’Opquast me semble de plus en plus pertinente.
Aujourd’hui, dans le numérique, nous avons de moins en moins besoin de personnes qui savent faire et de plus en plus besoin de personnes qui savent faire faire.