Opquast et son avenir : point d’étape et IA responsable (partie 1)
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie d’une évolution importante du site internet Opquast.com. Vous l’avez sous les yeux. Il reste encore du boulot, je le sais et je sais aussi que vous allez me faire des retours. Je les attends, et nous en avons besoin. Je pourrais faire une annonce toute simple, mais il se trouve que j’ai beaucoup mais alors beaucoup de choses à vous dire.
Pour commencer, un peu de contexte. Opquast a près de 25 ans.
Une période « sportive »
Nous avons produit beaucoup de contenus, des communs numériques qui sont très largement utilisés par la communauté, et au vu des retours que vous nous faites au quotidien, vous êtes assez attachés au projet. Pendant longtemps j’ai cru que le fait de produire des communs suffisait à garantir la pérennité économique de mon entreprise. D’une certaine manière, ce n’est pas faux. Nous avons réussi à arriver jusqu’ici en étant toujours actifs et en ayant maintenu notre position sur l’amélioration de la qualité.
Ça c’est le verre à moitié plein. Le verre à moitié vide, c’est une société qui investit beaucoup sur les contenus, qui s’en sort grâce à des clients fidèles, qui a beaucoup diminué en taille et a été contrainte de se passer d’une partie de son équipe. C’est enfin une entreprise qui investit peu sur le commercial.
D’un point de vue plus macroscopique, l’année 2025 a été très difficile pour les agences web et ESN, nos principaux clients, l’intelligence artificielle est en train de tout chambouler dans notre secteur. À titre très personnel, je n’ai pas les compétences pour amener l’entreprise, ses communs, ses contenus, ses formations à un niveau supérieur.
Le facteur X
C’est dans ce contexte qu’est arrivé Benjamin Hannache et je dois vous dire que le fait de lui transmettre progressivement les commandes de l’entreprise est en train de me faire le plus grand bien.
L’une des premières observations de Benjamin est que la société a une activité commerciale sans commune mesure avec celle de production de contenus et d’outils. En gros, jusqu’à présent, le commercial c’est moi, et je fais plein mais alors plein d’autres trucs. À vrai dire le dirigeant qui porte le commercial dans les TPE, c’est un grand classique, mais il faut se rendre à l’évidence. Ce n’est pas durable. Il faut donc que la société devienne une société normale avec une activité commerciale, qu’elle puisse communiquer, qu’elle puisse faire de la publicité, qu’elle ne dépende pas autant de moi. Nous le savions depuis longtemps, je le souhaitais vraiment mais il fallait quelqu’un à la baguette. C’est en cours. Tous les membres de l’équipe sont en contact avec vous, nous animons des webinaires, des groupes de travail, nous produisons des outils. Bref, c’est amusant, varié et la société a plus bougé dans les trois derniers mois que dans les trois dernières années.
L’intelligence artificielle « responsable »
Avant de revenir à la question du site web de l’entreprise, je dois vous parler de l’intelligence artificielle. Depuis au moins 2 ou 3 ans, j’entends beaucoup de professionnels se pencher sur l’IA « responsable ». Les guillemets sont volontaires. Cette question nous amène sur les usages, sur la responsabilité individuelle, sur des questionnements éthiques et des positionnements politiques personnels. Or, nous sommes face à un tsunami. Les entreprises et les personnes vont utiliser l’IA de façon massive. C’est déjà le cas et ça va être de pire en pire pour certaines et de mieux en mieux pour d’autres.
Votre avis personnel sur le fait qu’il n’est pas très responsable d’utiliser l’IA pour faire son CV n’a aucune importance si vous avez les compétences pour faire ce Cv sans vous en servir. Une grande partie de la population ne sait pas faire un CV et elle est discriminée pour cela. Votre avis personnel sur le fait qu’il n’est pas très responsable d’utiliser l’IA pour transcrire ou traduire une conférence en direct n’a aucune importance si vous avez les compétences pour suivre cette conférence ou comprendre l’anglais. Une grande partie de la population est discriminée et l’IA l’aide.
Alors, voilà, il y a des bons et des mauvais usages de l’IA et probablement, nous n’avons pas le même avis vous et moi sur ce sujet. Je n’ai rien à vous dire ou à vous conseiller. Pensez et faites ce que vous voulez. En revanche, sur le terrain de la qualité et de la conformité numérique, j’ai quelques certitudes et je ne vais pas me priver de vous en faire part.
Un échec massif, un espoir majeur
Produire des outils informatiques, des sites ou des applications métier de bonne qualité prend un temps fou.
Ça fait 30 ans qu’on essaye d’améliorer cette qualité en formant, en expliquant en sensibilisant et même en contraignant et regardons les choses en face, nous avons échoué.
Il y a deux ans, je considérais cela comme un échec final, tout au moins en ce qui me concerne. 25 ans à travailler sur la qualité et l’accessibilité et pour quel résultat ? Un post linkedin sur deux dédié à ces sujets explique encore des choses ultra basiques que les humains ne font toujours pas et qu’ils ne feront jamais. Effectivement, des alternatives d’images, c’est bien, la navigation clavier c’est essentiel et oui la règle des trois clics est stupide, c’est écrit, rabâché et formalisé depuis des années.
Alors, oui, l’IA nous permet de faire des choses vraiment sales. C’est en cours et beaucoup ne s’en privent pas. Mais cela peut aussi être une façon pour celles et ceux qui ont envie de bien faire de reprendre la main et de traiter automatiquement certaines choses que nous n’avons jamais réussi ou eu le temps de faire faire par des humains.
- Développer des tests unitaires et des tests fonctionnels
- Automatiser des processus
- Améliorer les performances
- Optimiser des pages ou des processus
- Refactoriser du code
- Racheter de la dette technique
- Etc.
En bref, améliorer la qualité des sites et applications, améliorer les processus qui permettent de les produire, et finalement renforcer la confiance dans le numérique.
Et c’est là que vous allez trouver Opquast. À chaque fois que l’IA pourra nous aider à faire mieux, plus vite, plus solide, plus robuste, plus accessible, nous serons là. Benjamin Hannache travaille sur le pilotage de parc de services numériques, Mickaël Hoareau produit des outils d’évaluation et de consolidation, Laurent Denis travaille sur les incertitudes des outils automatiques, Valérie Fradin continue à pousser la formation en appelant les certifié·es.
Et moi, alors ?
Je donne des conférences et j’anime une partie de l’activité commerciale mais il y a autre chose : je me suis lancé dans une évolution importante du site web de l’entreprise, avec l’aide d’agents IA et du reste de l’équipe. Je vais essayer de vous faire un retour sur les coulisses de ce projet, qui m’a vraiment aidé à comprendre et à prendre un certain nombre de positions pour l’avenir. Dans le deuxième article, j’essayerai de vous partager tout cela.
À suivre.